Petites péripéties d'un séjour en Asie de l'Est
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lundi 2 septembre 2013

Retour à la vie française



L'automne est bientôt de retour.  

Il y a un an, Lilas et moi nous préparions doucement à notre départ de Corée, pleines d'impatience et d'excitation. Avec des valises pleines à craquer, nous sommes revenues en France le cœur léger. Si la semaine qui a précédé notre départ a été longue en adieux et en rangements en tout genre, les deux derniers jours sont passés comme une flèche. La veille de notre départ, nous avons revu l'un de nos meilleurs amis. Après un petit italien, deux heures au Coffine Gurunaru du coin, nous nous sommes dit "A demain" avant le grand départ où il nous accompagnait (et c'est peu dire, vu l'aide qu'il nous a procuré ;)). Une fois dans le Maeul Bus (마을버스, bus de quartier), nous nous sommes retrouvées seules. Nos visages n'étaient illuminés que par les lumières de la ville, au dehors. Le chauffeur avait laissé sa musique allumée assez fort, comme ça leur arrive souvent.

Daegu sous la neige, Janvier 2013

  Comme lors de ces matins glaciaux de l'hiver où, agrippée fermement aux poignées du plafond, je trouvais réconfort dans les mélodies qui s’échappaient de la radio du chauffeur. C'était souvent de vieilles chansons. Les Beatles ou encore Park Sang Min (박상민). Au dehors, un paysage blanc où la lumière du jour n'avait pas encore émergée. Le sommet des buildings à peine distinguables dans la brume. Le même sentiment m'envahit ce soir du 11 Juillet, alors que la nuit avait envahit ce même ciel. Mais cette fois, c'était la voix suave de Frank Sinatra qui caressa nos oreilles, avec son titre phare "My Way". Mon cœur s'était alors envahit d'une grande émotion, sans la moindre once de tristesse ou de détresse malgré mon départ imminent. Seulement la nostalgie, de ces jours passés ici, et l'affection toute particulière que j'avais développée pour ce paysage urbain qui pourtant ne me ressemble pas. La reconnaissance, aussi, envers mes amis mais aussi envers les gens, n'importe lesquels, avec qui nous avions pu échanger un regard, un sourire. Tout ceux qui m'ont poussés vers l'idée qu'en le voulant un peu, nos idées et nos sentiments n'ont pas de frontières.
Cela me rappelle les paroles de la chanson "Métis" de Gaël Faye : "Quand deux fleuves se rencontrent, ils n'en forment plus qu'un ; Et par fusion nos cultures deviennent indistinctes. Elles s'imbriquent et s'encastrent pour ne former qu'un bloc d'humanité." Le temps passé là-bas n'était pas tant un voyage d'initiation, une expérience, qu'une tranche de ma vie plus intense que les autres. J'étais là-bas comme chez moi.


  Sept semaines plus tard, nous sommes sur le point de commencer une nouvelle aventure, mais cette fois bien plus près de chez nous. Nous sommes inscrites en Licence de Japonais et en DU de Coréen à l'Université Montaigne Bordeaux 3! :) Tout est en place, et notre emménagement est imminent. Jusqu'ici, je n'ai pas beaucoup repensé à toute cette année car il a fallu que je reprenne mes marques. J'ai retrouvé ma famille, mes amis, le bord de mer, mes chats, ma petite maison. Et mon cher quotidien bien français. J'ai réalisé que là-bas, j'étais parfois très angoissée par toutes les responsabilités du quotidien, les changements de logement, l'organisation de tout (il faut dire que je suis facilement stressée!).

  Il y avait aussi cette pression que je m’infligeais pour trouver des activités qui pourraient enrichir mon expérience professionnellement, par peur des jugements que certains accordent aux années à l'étranger en solitaire. Une fois rentrée chez moi, me léchant les babines devant un bon plat, entourée de tout ce qui m'est cher et familier, j'avoue avoir pris du plaisir à relâcher la pression. Ici, le ciel est très bleu, et je me rappelle les mots de mes amis coréens à ce propos. "Le ciel est haut", qu'ils me disaient. Et je ne sais pas si c'est parce que, mon rêve, notre rêve à Lilas et moi est désormais accompli. Oui, c'est peut-être pour ça que le ciel me paraît plus vif. C'est maintenant une autre destination qui s'offre à nous, la suite de l'histoire. Car je le dis avec joie, tout reste à faire!



En complément, cette vidéo de ma création (à regarder en HD), si précieuse à mes yeux car elle peut illustrer tous les articles de ce blog à la fois. C'est un voyage, une partie de notre vie que nous partageons dans cette vidéo. Ces petits instants de rien qui font toute la beauté d'un souvenir. En espérant qu'elle vous plaise! ♥

Maud

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mardi 25 juin 2013

Gangneung & Le temps qui reste



16 jours, c'est le temps qui nous reste jusqu'à notre retour en France.
Nous étions parties le 9 Novembre, et cela fera bientôt 8 mois que nous sommes en Corée du Sud.
Le cœur se serre lorsque l'idée du départ vient à l'esprit. Car il a fallu du courage pour partir, du courage pour s'habituer, sentir peu à peu la tendresse s'attacher au quotidien. Et il faudra du courage pour revenir chez soi sans peine. C'est toujours à la fin qu'on réalise l'importance des choses. De ces quelques mois passés loin de tout ce que l'on connaissait, et de la perception des choses qui en sort bouleversée. Le plus dur à affronter reste encore l'attachement aux gens, mais il est encore trop tôt pour que j'y réfléchisse, quand bien même j'en aurais l'envie. Je préfère plutôt ouvrir grand les yeux et prendre conscience avec plaisir de tout le bien que cette année m'a apportée.


  Comme on se l'était promis, avant de partir nous avons concoctés deux nouveaux Vlogs! L'un est sur le même format que "Discovering South Korea : Buam-dong", et tente de vous présenter au mieux une autre partie de Seoul, Apgujeong (압구정)! Le premier vlog avait été un supplice à sous-titrer en français (il faut créer sa propre feuille de sous-titres), donc mille excuses celui-ci est seulement en anglais, mais une petite partir est consacrée au français. J'aurais encore tellement d'endroits à présenter, et si je vivais au long-terme à Seoul, je vous promets que c'est ce que je ferais! Malheureusement, ce n'est pas encore d'actualité.

  Et puis, soudainement m'est venue l'envie d'écrire un texte en coréen sur ce pourquoi j'étais venue vivre en Corée du Sud. Lilas partage globalement les mêmes raisons que moi à ce sujet. Enfin, voilà, je me suis dit "Pourquoi pas un Vlog en coréen?". Beaucoup d'autres l'ont déjà sur Youtube, et comme j'adore balbutier en coréen, je n'ai point hésité. Voici donc "La raison pour laquelle je suis venue vivre en Corée du Sud" ('한국에서 사려고 온 이유').




  Rien n'est encore terminé, nous comptons bien profiter du temps qui nous reste autant que nous le pouvons. Si le temps est propice, nous ferons une petite virée sur l'île de Jeju. Déjà la semaine dernière, nous sommes rendues avec un ami sur la côte Est, à Gangneung. L'endroit était très calme, ce fut un peu le parcours du combattant pour trouver des choses à faire, mais au final la mer était bien assez : Claire, azur, tranquille. De quoi me rappeler ma jolie Bretagne. Tout près de la plage, le Lac Gyeongpo s'étendait sans fin. Nous l'avons longé pour rejoindre le Pavillon du même nom, surplombant l'eau. Le bois était lisse et froid sous nos pieds, la lumière entrant tranquillement, juste pour nous apaiser du soleil écrasant au dehors. J'aurais pu y rester des heures, allongée sur le sol à contempler les peintures du plafond. C'est de loin l'endroit que j'ai préféré là-bas avec l'endroit où nous avons dormi, "Seongyojang" (선교장). Un hôtel? Une guest house? Que nenni! Un grand ensemble d'anciennes maisons de nobles datant de l'époque Joseon, restaurées de l'intérieur pour accueillir les visiteurs. Le lieu est tellement joli qu'il a servi de lieu de tournage à "Goong" et à différents dramas historiques. Nous avons terminé notre journée par un détour à la plage Jeongdongjin, connue pour son sublime lever de soleil le premier de l'An. Un petit tour dans les rochers, le temps d'écouter le bruit des vagues et de respirer l'air de la mer, et nous étions de retour à Seoul. Pour quelques temps encore.




Maud

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jeudi 30 mai 2013

Une semaine de Home Stay à Takamatsu (高松市)



De retour sur notre long périple au Japon :)

C'est après avoir quitté Kyôto que nous avons rejoint en train la ville de Takamatsu. Pour ce faire, nous avons traversé le grand pont qui sépare l'île de Honshu de celle de Shikoku, plus au sud. C'est là-bas que nous avons passé la première semaine du mois d'Avril.
Il était important pour nous d'en parler ici, car ce fut sans aucun doute l'une des semaines les plus spéciales que nous ayons passé depuis notre départ de France. Cette particularité se tient au fait que cette semaine, nous l'avons passé dans une famille japonaise. Cette opportunité nous a été donnée par la mairie de notre ville, jumelle à la ville de Takamatsu. Après avoir nous-mêmes accueillie une étudiante japonaise, Ayaka (devenue une très bonne amie en Août dernier) la ville nous a donné en signe de reconnaissance la possibilité d'être hébergée dans une famille d'accueil à Takamatsu durant notre voyage au Japon. Une chance que nous n'aurions laissée passer sous aucun prétexte!


Notre famille était composée d'un jeune couple, Yoko & Masa, et de leurs deux petits garçons, Kyle & Sail. Yoko étant professeur d'anglais, nos lacunes en japonais n'ont pas été un problème si ce n'est une honte lorsque les petits nous assaillaient de questions auxquelles je ne savais pas bien répondre. Cela n'a pourtant pas fait barrière au lien étroit qui s'est créé entre nous tous, presque instantanément. Dès notre arrivée à la gare, nous sommes partis faire des courses pour acheter de quoi manger... Sous les cerisiers! Si à Kyôto ceux-ci commençaient tout juste à fleurir, ceux de Takamatsu étaient tout en beauté et en couleurs. Notre premier Hanami (花見), donc, pour de vrai.



Les journées s'écoulaient comme ça, dans notre famille : un petit déjeuner en vitesse, et puis l'on se concertait rapidement sur le programme de la journée. Mais cela n'avait que peu d'importance, car en réalité les moments les plus simples étaient ceux qui nous rapprochaient le plus. Jouer avec les garçons, leur tenir la main, chanter dans la voiture...
Nous discutions sans cesse avec Yoko de tous les sujets possibles, pendant que Masa et Shûta (le charmant cousin des petits) nous écoutaient dans un silence religieux. Ces petits instants fragiles et précieux que l'on partage d'habitude avec ses proches, sa famille, nous les partagions avec eux comme si nous nous connaissions depuis toujours. Même sans toujours se comprendre, nous riions beaucoup, chantions, jouions dès que nous en avions l'occasion. A la tombée de la nuit, le grand lac près de la maison reflétait les couleurs bleutées du ciel, l'horizon sans rien pour l’encombrer.




Dans le centre de la ville, nous avons pu visiter le Parc Ritsurin (栗林公園). On m'en avait dit beaucoup de bien mais je n'en attendais pas tant. Du genre "le rêve nippon", les estampes, tout le tralala, mais en vrai. Les pins, de mille variétés, un grand lac bleu-vert, une petite plage avec patio traditionnel, un pont rouge et une jolie grue pour se poser au milieu de tout ça. Que dire.
Le jour suivant nous avons retrouvé Ayaka et Takahiro, nos amis depuis notre rencontre à Tours l'été dernier. Nous nous sommes promenés autour du port de la ville. Au fond d'un vieux hangar, un petit café original, des boutiques de design et quelques friperies. Une fois dans la voiture, un petit coup d’œil vers la mer en écoutant ensemble "Therru no Uta".




Les jours passaient trop vite. Les petits étaient déjà devenus nos petits frères, Shûta un fiancé potentiel, Yoko et Masa de réels amis. Mais il fallait bien envisager la fin de ce séjour. Nous avons fait un tour tous ensemble au centre des dauphins de Takamatsu. En plein air, une surface flottante nous emmenait jusqu'aux dauphins. Au bord de l'eau, au soleil, nous pouvions les caresser s'ils se rapprochaient un peu. Revenus sur la terre ferme, nous nous sommes mis à la recherche des Uguisu qui chantaient dans la montagne.


Au matin du dernier jour, nous tentions de garder la bonne humeur, mais les garçons ne pouvaient pas s'empêcher de tirer des mines d'enterrement. On a du s'y mettre à plusieurs pour pouvoir les dérider un peu! Avant de se rendre à la gare des bus, un petit crochet au Pachinko pour prendre un joli Purikura tous ensemble. Et puis, à la gare, Ayaka était venue aussi. Au moment de se dire au revoir, mon cœur me faisait si mal que je ne pouvais pas retenir mes larmes. Les petits pleuraient aussi, ça c'était le pire. Il a fallu garder le sourire, les embrasser tous en leur promettant de revenir l'an prochain. Et puis le bus est parti à toute berzingue, sans que je puisse oublier les derniers mots de Sail : 「またきてね。」

"Vous reviendrez, hein?"


Maud

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lundi 13 mai 2013

Japon, première rencontre : Kyôto (京都)



Nous sommes arrivés au Japon un beau jour de Mars, le 28 exactement, en fin d'après-midi. Mes premiers pas au dehors d'un bâtiment fut ceux que je parcourus hors de la gare de Kyôto, pour rejoindre la voix des taxis. La nuit était déjà tombée, et c'est avec un visage tout en lumière et tout en modernité que Kyôto m'est apparue pour la première fois. Les lumières de la gare luisaient sur la carrosserie noire et lisse des taxis japonais, si élégants dans leur look des années 50. Le moteur démarre, et le paysage de nuit défile sous mes yeux. La rive du fleuve Kamo et les restaurants illuminés sur la berge, et puis, la petite maison qui a accueillis.

Au premier matin, je me suis levée de mon futon pour aller jeter un coup d’œil au petit balcon de notre chambre. Le vent soufflait paisiblement sur les petites maisons de notre quartier. J'entendais des enfants jouer dans la rue adjacente, un chien aboyer au loin, un uguisu chanter. Dans le lointain, et tout autour, la montagne verdoyante. Ses arbres touffus que le vent fait danser. Ce paysage, c'est celui que j'avais attendu de voir depuis si longtemps.



Cette semaine à Kyôto fut mémorable pour ses découvertes. Culinaires, d'abord : nous avons pu goûter aux mets de l'île d'Okinawa, au Sukiyaki qui me manque déjà terriblement, et puis bien sûr les sushi et autres sashimi que nous avons dégusté en grand nombre. Et puis, il y a le centre de la ville, ses nombreuses galeries marchandes mais surtout ses petites rues où l'on se faufile pour découvrir une rivière, un temple shinto, ou encore une suite de petits restaurants. Le Japon est un pays où il est bon de se perdre. C'est ainsi que l'on peut découvrir son charme réel, celui que les mots ne peuvent que brièvement exprimer.
J'avais pourtant vu une centaine de reportages, des dizaines d'articles qui vantaient avec passion la singularité de ce pays, la splendeur de ses paysages, la magnificence de ses temples. Mais le voir est une tout autre chose.






"Renversant de beauté". C'est ce que j'ai répondu aux gens qui me demandaient à quoi ça ressemblait, la province japonaise. Nous avons passé une journée à Nara, ancienne capitale du Japon, et plus particulièrement au grand parc du Todaï-ji, connu pour son Grand Bouddha et les nombreux cerfs shika qui s'y promènent en liberté. Le Todaï-ji, donc, est un immense temple bouddhiste dont la construction débuta en l'an 752. Il est divisé en plusieurs "salles", donc le Nigatsu-dô ou encore la Salle du Grand Bouddha, qui comme son nom l'indique, abrite un Daibutsu-den dont la taille atteint presque quinze mètres.





Que ce soit à Nara ou à Kyôto, j'avais toujours ce sentiment délicieux que peu importe où je posais les yeux, j'aurais pu en faire une peinture. Ce que pour les habitants peut paraître d'une banalité sans nom, était pour ma famille et moi un régal pour les yeux et pour le cœur. Pourrais-je expliquer la fascination que ce pays suscite par l'exotisme qu'il renvoie, ou par quelque chose de plus subtil? Je ne saurais trop dire, si ce n'est que la magie opère.

Avant de me rendre au Japon, je craignais d'être déçue. Je ne pouvais que constater l'émerveillement de ceux qui s'y étaient rendus, mais mes attentes étaient si grandes que je redoutais mes premières impressions une fois là-bas. Mais il m'a suffit de quelques heures pour juger par moi-même, et pouvoir confirmer tout qui m'avait été dit sur le Japon : Sa beauté est sans équivoque.




Maud

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dimanche 21 avril 2013

Le Temple et le Jardin Secret



Cela était déjà la deuxième fois que nous venions à Changdeokgung (창덕궁), mais l'émerveillement était le même. La seule différence étant l'absence des belles feuilles vertes que nous réserve l'été (et sa chaleur insupportable, mais c'est un détail :D). Cela dit la pâleur de l'hiver était tout aussi charmante! "Digne d'une estampe", c'est ce que j'ai pensé en découvrant son Jardin Secret, Biweon (비원) en coréen. Notre amie coréenne Solmi nous a emmenées avec elle dans une visite guidée avec un groupe d'une vingtaine d'autres personnes. Note, si vous souhaitez visiter le Jardin Secret, il faut savoir qu'il est fermé au public à partir de 16H. C'est un endroit vaste d'une grande beauté que je conseille à quiconque ait l'occasion de visiter Seoul.



La première construction du Palais Changdeok eut lieu au 15ème sciècle, et le Jardin Secret fut construit lors du règne du Roi Taejong. Parmi les bâtiments que constituent le Jardin, on peut compter une bibliothèque, les bureaux du Roi, les locaux de la Noblesse (très sobres d'ailleurs, sûrement pour mettre en avant la suprématie du roi) mais aussi un bon nombre de points de contemplation. Par exemple, un petit lac creusé dans la forme de la péninsule coréenne. L'air était doux et chaud pour la première fois, même si les jours qui suivirent furent à nouveau frais et pluvieux. Je ne sais pas ce qu'il en est maintenant, mais j'ai entendu que les cerisiers fleurissent à Séoul :)

Bâtiment qui semble être l'un des plus anciens

Que dire sur Chandeokgung et sur son Jardin Secret? Et bien qu'il est au moins aussi superbe que son grand frère Gyeonbokgung! N'hésitez pas donc, à y venir et à y retourner, ça en vaut le détour (*-*).

La même semaine, nous avons découvert avec merveille Jogyesa (조계사), un temple bouddhiste au milieu de la ville, non loin de Insadong. Son entrée dorée et colorée est saisissante de beauté, surtout si vous vous y rendez vers 17h ou 18h. Le soleil offre alors une super lumière. C'est un endroit relativement petit, cela dit, les bâtiments en construction et la ville moderne qui s'étend autour de lui semble gagner du terrain. Mais son élégance et sa majesté semble résister à cet envahissement. Ses arbres, âgés de 500 ans, ajoute à cette atmosphère millénaire, éternelle, et surtout très spirituelle de l'endroit. Avec notre amie, nous n'osions faire trop de bruit malgré notre excitation, de peur de gêner les personnes venues prier silencieusement.





Il faut le voir pour le croire, mais la magie de ce lieu est indescriptible. Quelque part, malgré ça, j'ai senti une pointe de tristesse en étant là-bas. La profondeur dans l'expression des gens venus prier, la grâce des arbres et des ornements du temple, cette espèce d'aura qui flottait au-dessus de nos têtes. C'était tellement différent de tout ce dont on a l'habitude de voir à Seoul. Les néons, la musique qui vous explose les tympans, les filles en micro-jupe léopard, les gens pressés, stressés. Je regardais cet endroit, et songeait à la métamorphose de la Corée. Si les jeunes avaient conscience des choses profondes et essentielles, malgré l'uniformisation des pensées et l'obsession du travail et de la réussite. En tournant le regard, j'ai aperçu une femme, le front posé contre un des arbres centenaires du temple.



Cet après-midi fut donc fort en émotions et en réflexions pour Lilas, notre amie et moi. Je voudrais que quiconque passe par cet endroit puisse ressentir les mêmes choses que j'ai pu ressentir.
Passez une bonne journée, et prenez soin de vous :)


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À suivre...
Notre départ au Japon !
(et toutes les aventures qui suivent) 
行きましょう! ─=≡Σ((( つ•̀ω•́)つ

Maud



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dimanche 10 mars 2013

"Entertainment" ~ Une agréable surprise





Sachant que le nouvel album de Phoenix approchait à grands pas, je m'étais replongée ces dernières semaines dans les très bonnes chansons "Everything is Everything" ou "If I ever feel better", que j'écoutais il y a déjà presque dix ans. Depuis que je vis en Corée, les chansons qui rythment mon quotidien sont pour la majorité des chansons que j'entends dans des cafés indépendants et que je peux retrouver grâce à l'application Musique de Naver. Les chansons diffusées sont généralement des chansons indie ou bien des chansons occidentales qui datent déjà. Ça fait vraiment du bien de pouvoir entendre des chansons qui correspondent à mes goûts dans les espaces publics, chose qui arrive difficilement en France.

Bref, pour revenir à Phoenix. Curieuse de leurs nouvelles créations, je vois alors qu'est déjà mis en ligne le clip de leur toute nouvelle chanson, "Entertainment".
Je tombe alors des nues quand, soudainement, des images évoquant le Pays du Matin Calme s'imposent à ma vue. Bien que la Corée du Sud soit devenue plus connue du grand public ces dernières années, le lien entre Phoenix et la Corée me paraissait jusqu'à cet instant compromis d'une quelconque façon.


Les trois dimensions

Le clip met en scène plusieurs histoires sentimentales se déroulant dans trois dimensions différentes : la période Joseon, le Séoul d'aujourd'hui, et la Corée du Nord. Une star de Kpop dans un monde, soldat nord-coréen dans un autre, général de l'armée royale dans le dernier.
Tout d'abord, ce clip est de toute évidence un pastiche des dramas, ces histoires farfelues et kitch, surjouées et prévisibles qui sont devenues si populaires pour tant d'internautes récemment. C'est, selon moi, la story line du clip, en lien avec le nom du tube: "Entertainment".

Ma surprise en découvrant le clip était aussi dûe au fait que c'était un choix très particulier de thème, le monde de l'entertainment asiatique et en particulier coréen, étant ignoré par plus d'un. Mais je pense que c'est en grande partie car Phoenix est réellement connu aux Etats-Unis, contrairement à sa popularité en France, qui reste très limitée.  Or, aux Etats-Unis, la communauté américano-coréenne étant bien ancrée et ayant largement aidé à la diffusion du divertissement Séoulite, l'internaute américain aura beaucoup plus de chance de comprendre les références exprimées ici que le français lambda.

J'ai vu sur plusieurs sites relatant l'information de ce clip, définir le clip comme se déroulant en "Asie", dans un "pays imaginaire", un "pays ressemblant à la Corée". Ce qui est surprenant car le clip est purement et exclusivement coréen dans sa représentation. Mais il faut croire que la Corée est encore trop ignorée pour qu'elle inspire quelque chose de fondé à la plupart des gens, ce qui peut se comprendre, mais qui reste très dommage.

Le Palais Changdeok

Car ce clip m'a en réalité vraiment ému, et c'est d'ailleurs pour cela que j'écris un article aussi long x).
Car il exprime, au delà de sa parodie de l'entertainment en question, un décalage, un contraste entre ces trois univers qui constituent la Corée dans son ensemble. Et c'est un paradoxe auquel on est confrontés quotidiennement. Aller dans des lieux centenaires, sentir la force et la fragilité des choses ; puis être confrontés à la superficialité et au conformisme de la capitale tandis que ce jour du 11 Mars annonce la fin du pacte de non-agression entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. La Corée est un paradoxe, une réalité surréaliste, sombre et claire à la fois, dans laquelle j'oublie parfois vivre au quotidien.

Derrière un aspect purement "distrayant" et évoquant le monde du divertissement sud-coréen à son apogée, j'y ai vu aussi une vision intéressante de la Corée du Sud. Je vous encourage donc  à le visionner le plus vite possible, sachant que, je n'en ai même pas parlé, la chanson est absolument géniale!

Alors profitez, ça fait du bien aux oreilles et aux yeux! ^o^

A très vite pour un nouvel article ;)

Lilas



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dimanche 27 janvier 2013

Et Janvier est passé


... Sans que nous n'ayons eu l'inspiration d'écrire tout nouvel article, mea culpa à nos chers et fidèles lecteurs! Nous souhaiterions vraiment écrire plus souvent sur notre blog bien aimé, mais la réalité nous remet toujours les points sur les "i" : Ici, comme partout ailleurs, le quotidien nous rend souvent patraques, empâtées, et allonge surtout dans ma main le petit poil que je me connais bien. Cela dit, ce n'est pas l'unique raison : Il y a aussi cet aspect perfectionniste en moi qui m'empêche de poster un article trop court, ou avec trop peu de contenu. Jusqu'ici je n'ai pas su m'y résoudre mais ce ne serait pas une si mauvaise idée! Quelques face cam' seraient intéressants par exemple! Dans ce cas je vous propose de nous poser quelques questions sur la Corée, quelles qu’elles soient, et nous en ferrons une vidéo dans laquelle nous y répondrons :)

Nous sommes le 27 Janvier et nous sommes arrivées à la dernière ligne droite de nos cours. L'examen final se déroulera le 8 Février, ce à quoi s'ensuivra notre libération! Malgré cette joie toute proche, les cours nous ont permis de pratiquer quotidiennement et intensément le coréen, ce qui va cruellement nous manquer. En effet, comme je l'avais déjà lu sur de nombreux forums, l'oral est très privilégié à HUFS, et je pense en effet que c'est un excellent moyen de progresser. A tout ceux qui souhaitent évoluer dans une langue, un seul mot : La pratique! Et c'est un réel bonheur que de pouvoir prendre confiance en soi, parler sans s'arrêter, écouter et comprendre sans douter. Ce que l'étude de la langue me procure ici m'a fait plus progresser en 2 mois que ne l'a fait mon apprentissage autodidacte en 2 ans.

Avec la classe de Lilas lors du génialissime spectacle "Bibab"

Je me dois de m'arrêter sur un point : la compréhension. Si je connais certains vlogeurs (tels que Simon et Martina d'Eat Your Kimchi) étrangers vivant à Seoul qui, n'ayant jamais appris la langue aiment malgré tout ce pays comme le leur, je pense cependant que la compréhension de la langue est essentielle si l'on souhaite s'adapter rapidement. Ce n'est pas seulement par confort, ou par peur des malentendus, mais parce que cela évite ce sentiment de gêne, de malaise dû au fait que tout le monde se ressemble et parle la même langue et pas nous. Comprendre la langue permet de percevoir les différents modes de communication, les différentes attitudes... Et nous permet de nous ramener à une réalité bien simple : Celle que nous n'avons rien de différent avec ces têtes aux cheveux d'ébène. On croit cela une évidence, mais au quotidien nous semblons souvent très différents, et la maîtrise de la langue empêche de tomber dans la peur et la méfiance vis à vis de cette différence.
Ensuite bien sûr, la langue ne suffit pas pour tout comprendre et c'est l'étude de la culture qui s'occupe du reste. Mon étude personnelle mais également tout ce que nous avons appris sur la société coréenne nous ont amenées à mieux comprendre comment fonctionne la Corée et les coréens dans cette société.

L'histoire de la Corée y a beaucoup contribué. En effet, même si beaucoup de coréens rechignent à apprendre l'histoire de leur pays (interminable et truffée de détails complexes), j'ai tout de même remarqué qu'elle constitue un point essentiel dans la fierté du peuple coréen. Après en avoir appris une partie, ma vision de la Corée a été tout autre. Je vous conseille fortement de vous rendre sur la page ci-jointe du site Regards sur la Corée qui m'a été d'une grande aide dans mon but d'en savoir un peu plus sur l'histoire sud-coréenne. La période qui m'a le plus marquée est celle de l'après-guerre. C'est en effet une reconstruction et une métamorphose tout à fait inimaginable, dans sa rapidité et sa violence qu'a connu la péninsule depuis le début de la colonisation japonaise en 1910.

Années 20, Daegu, Musée du poète national Lee Sang Hwa (이상화)

A tout ceux et celles qui se rendent à Séoul en voyage au pour un long-terme, si vous ne l'avez encore jamais entendu, après la guerre la Corée n'était qu'un champ de ruines, et est restée pendant plus de quarante ans un pays défavorisé. Il faut savoir se souvenir de cela lorsque l'on regarde Séoul. Prendre conscience de l'acharnement que cela a été de tout reconstruire, et que cela a coûté la vie à nombre de coréens. Je suis tombée par hasard la semaine dernière sur le Flickr de Bill Smothers, un américain d'une soixantaine d'années ayant vécu à Séoul comme expatrié lors de son enfance. Je vous conseille fortement de jeter un coup d'oeil à ces photos hallucinantes pour ceux qui, comme nous, vivons à Séoul. Je pense que c'est très important de se souvenir de ça lorsque l'on met un pied en Corée.
Personnellement, notre admiration pour ce peuple s'est décuplée, et leur courage, leur dignité nous émeuvent beaucoup.


Je voulais faire un petit point vis à vis des études! Car oui, à partir de maintenant Lilas et moi allons devoir faire (de nouveau) nos voeux Post-Bac pour la rentrée 2013. Même si je ne me suis pas encore décidée à ce sujet, en vivant cette année à l'étranger je me demande vraiment pourquoi beaucoup de profs sont réticents lorsqu'ils entendent le terme de "Gap Year". Pourtant très populaire au Danemark et en Norvège (pays qui je crois, ont tout compris sur beaucoup de sujets x)), notre pays semble souvent conservateur à ce sujet. Une "Gap Year" n'est pas seulement une année à l'étranger pendant les études. C'est pour beaucoup de gens une année de transition entre l'enfance et l'âge adulte, ou plutôt l'âge indépendant. En étant ici, je me suis souvenue de nombreux moments de ma vie auxquels je ne pensais plus, même certains de ma petite enfance. Cela m'a ramenée à pourquoi et comment étais-je devenue la personne que je suis aujourd'hui, qu'est-ce que je voulais vraiment faire de ma vie, et dans quel but? Ici, à l'écart de la société dans laquelle j'ai grandi, dans un pays où je suis une étrangère, je ne subis aucune influence extérieure et cela aide énormément pour en savoir plus sur soi-même. En revenant en France, je pense pouvoir affronter la vie étudiante avec beaucoup plus d'assurance et de facilité. よしゃ! :D

Maud

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vendredi 9 novembre 2012

The Beginning



Nous sommes enfin en Corée du Sud! Censées partir le 6 Novembre, quatre délicieuses heures coincées sur le périph' parisien nous ont empêché d'attraper notre avion, à notre plus grand ravissement. Une fois le vol modifié, nous étions prêtes le Jeudi qui suivit. Direction SEOUL INCHEON et plus de dix heures d'avion à la clé. C'était long, très long, mais nous y sommes parvenues. Le plus bel instant de notre voyage : Le lever de soleil au-dessus de Pékin et le petit matin sur la Corée.


Partir n'était pas facile, mais se retrouver là-bas et savoir y être pour longtemps l'a été encore moins. Arrivées à l'aéroport, nous avons loué un téléphone chez LG en attendant de recevoir nos Alien Card (équivalent de la carte de résident étranger) et de pouvoir prendre un forfait local. 
Alors que nous pensions à un moyen de parvenir à notre Guest House, six ou sept 아저씨 (Ajeosshi  : hommes d'âge mur) nous ont harcelées tour à tour pour nous convaincre de prendre leurs taxis, un petit sourire séducteur aux lèvres (charmant). Le malaise s'installe et on s'empresse de sortir pour attendre notre Limousine Bus ; Les Limousine Bus ce sont des cars qui sillonnent Seoul pour déposer les gens qui viennent d'Incheon. C'est pas cher du tout et bien pratique! ; La fraîcheur est bien là à l’extérieur, et on se félicite de s'être bien couvertes. Les chauffeurs nous aident gentiment, et c'est parti pour 40 bonnes minutes de trajet. Je n'ai pas de photos de ce moment-là,  puisqu'au bord de l'évanouissement, mais nous avions une très jolie vue sur Seoul, sur les arbres d'automne aux couleurs vives et sur le bras de mer qui sépare Incheon de Seoul. Une fois descendues du bus, nous pensions notre calvers terminé. Que neni ! Les bras en sang, on tente vainement de tirer nos valises vers le métro pour pouvoir parvenir à notre logement. Mais une gentille dame nous arrête et nous demande où est-ce que nous souhaitons nous rendre.


Je lui explique, et elle s'empresse de nous convaincre que nous devons prendre un taxi plutôt que le métro. Sans attendre, elle se jette sur la voie et arrête un taxi avant de balancer nos valises à l'arrière d'une main (ou presque). Elle nous fait comprendre qu'il n'y a pas de place dans le coffre. Sans avoir vraiment le choix, je m'installe à l'arrière, sur les quelques centimètres de banquette que me laisse encore ma valise, la tête collée sur le siège du conducteur (confort absolu). Lilas, pendant ce temps, s'installe paisiblement à l'avant. Une fois arrivées devant la Guest House, un joli escalier d'une vingtaine de petites marches nous attend encore. Une fois en haut, le supplice prend fin et le staff nous présente la Guest House qui ressemble vraiment plus à une belle résidence étudiante. Je vous donne son nom : PHIL HOUSE. Notre chambre est lumineuse, spacieuse, avec tout le confort moderne. On est ravies, et plus épuisées qu'on ne l'a jamais été.


C'est à ce moment qu'on réalise qu'on y est. Et en même temps, on ne réalise rien du tout. La Corée qu'on découvre désormais est différente de la première qu'on a connue il y a un an et demi. On voit les choses différemment. Une autre facette de la Corée, de nouveaux paysages. On se sent loin, vraiment loin, et pas tout à fait à l'aise. C'est comme si c'était la première fois qu'on y était. Je comprends maintenant qu'il va nous falloir plusieurs semaines pour nous adapter. Je comprends aussi que même en connaissant très bien la Corée, y vivre et s'y sentir bien, c'est une tout autre chose, et ça prend un certain temps.

A l'autre bout du monde, nos amis évoluent en passant par des stades différents des nôtres. En commençant par des études dans leur propre ville puis, une fois habitués à la fac, prennent un appart' et commencent à s'habituer à l'indépendance. Nous, en partant, on s'était dit que l'indépendance là-bas serait plus facile à prendre que chez nous car pleins de choses à faire, et pas le temps de trop réfléchir. Mais ça s'avère plus difficile que prévu. C'est bien plus brutal, plus soudain. Mais c'est le choix qu'on a fait, et il faut prendre sur soi. On envisage la suite avec le plus d'optimisme possible, et il est certain que l'avenir nous promet beaucoup de choses inattendues. En attendant, on reprend nos marques avec les cafés coréens et ses délicieuses 레몬에이드 (limonades).


Maud

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samedi 25 août 2012

Dramavore


Bonjour à tous! 

Et voilà notre bel été 2012, dans quelques jours déjà achevé!
Pour moi, il aura été riche en émotions, bonnes comme mauvaises, avec les joies (ou pas) des boulots d'été!
Nous avons la chance actuellement avec Maud d’accueillir une jeune (et adorable) japonaise chez nous, et ça nous fait vraiment du bien de pouvoir exercer notre japonais. Au cours de notre parcours de polyglotte il a été assez difficile jusqu'à présent de faire le contact avec des étudiants japonais, tandis que les coréens ont toujours été plus entreprenants. Alors je suis heureuse de pouvoir partager de si bons moments avec elle. J'ai tendance à plus me focaliser sur la Corée ces derniers temps, mais en réalité je porte autant d’intérêt pour elle que pour le Japon.

En dehors de ça, cet été aura surtout été l'occasion d'ingurgiter, comme à mon habitude lors de vacances scolaires, des dramas à la pelle! Et à dire vrai, la saison 2012 (bien que pas encore achevé) aura été plus que fructueuse!

A l'aube de l'été nous avons eu droit au très bon Rooftop Prince, à King 2 Hearts. Puis à Ghost, que j'ai vraiment adoré malgré son manque de popularité du au fait qu'il s'adresse plutôt aux personnes qui apprécient les thrillers coréens, et non pas les dramas uniquement basé sur une histoire à l'eau de rose. Egalement Bridal Mask, que j'apprécie beaucoup malgré son côté un peu grotesque parfois et surtout l'aspect patriotique (le drama se passe lors de la colonisation japonaise) qui s'est bizarrement alourdi lors du conflit diplomatique Dokdo-Takeshima :D

Et plus récemment j'ai fait la découverte d'un sageuk et fantastique avec deux de mes acteurs préférés: Shin Min Ah et Lee Jun Ki. Nom: Arang and the Magistrate, issu d'une vieille légende folklorique. Jusqu'à présent l'histoire est très bien ficelé, et malgré des effets spéciaux dignes d'un vieux film historique chinois, j'accroche vraiment! C'est pourquoi je vous fait cadeau de cette MV faite par mes soins avec l'une des plus belles chansons coréennes que je connaisse: Ya Sang Gok de Park Ji Young. Donc si vous ne connaissez ni l'un ni l'autre, je vous conseille fortement de regarder!^^



A présent, il nous reste encore deux longs mois d'attente où je pourrais me réjouir de voir mes amis galérer à la fac pendant que je me ferais des grasses mat' à longueur de semaine :D Plus sérieusement j'aurais, comme vous pouvez l'imaginer, des tas de choses à faire et à préparer, mais je prendrais plaisir à venir écrire un petit article ici de temps en temps!

Oh, j'oubliais : Si le coeur vous en dit, je vous conseille vivement le retour des bons dramas japonais high quality, j'ai nommé Rich Man Poor Woman (リッチマン、プアウーマン), un drama excellent qui vient tout juste de se terminer. Il met en scène Oguri Shun (toujours aussi irrésistible et talentueux, bien évidemment), qui interprète Hyuga Toru, impétueux directeur précoce d'une énorme boîte développant de nouvelles technologies. Mais également l'adorable Ishihara Satomi (que nous ne connaissions pas auparavant et qui se révèle être une excellente actrice) qui interprète Makoto Natsui, une jeune sur-diplômée reflétant le cliché des jeunes japonais tout ce qu'il y a de plus qualifiés et tout ce qu'il y a plus désespérés dans la quête d'un emploi...



Elle est donc prête à tout, et c'est ainsi que leurs chemins se croisent. Je ne vous en dit pas plus, mais je vous assure qu'il vaut le détour : c'est de loin le meilleur drama japonais de l'année (et l'un des meilleurs dramas tout court)! Il est plein de justesse, de sensibilité, il n'y a aucun pathos, l'histoire nous surprend, nous émeut, ne perd jamais son rythme, et... Nous fait du bien, tout simplement :) Tout ce petit mélange sur une OST dynamique : HIKARI E, de Miwa. A voir!

またね (^~^)

Lilas

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lundi 11 avril 2011

Août 2011 ♧ Le projet mis en marche !



Cela faisait des années que nous prévoyions un voyage au Japon, et depuis quelques temps, en Corée. Comme dit précédemment, le prix du Yen ayant quasiment doublé depuis le début de notre projet, nous avons changé nos plans : en Août 2011, la Corée sera à l'honneur. Avec l'aide de nos amis coréens, petit à petit, nous avons élaboré le plan de notre voyage. Tout d'abord, nous espérions pouvoir visiter l'île de Jeju, Busan, la campagne... Mais par manque de temps et de moyens, nous resterons finalement dans le périmètre de Seoul (et peut-être un peu plus loin, avec de la chance?). Au moins, cela nous permettra de découvrir la ville au maximum ! Nos petits calepins sont de sortie, et nous harcelons chacun de nos amis pour savoir quel est, selon eux, le plus joli quartier à visiter. Les avis divergent, en attendant, on essayer de prononcer au mieux et de se demander paisiblement : A quoi ça ressemble, en vrai, Seoul?


˙︿˙

Lilas

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Bienvenue sur notre blog, Honey ღ Sky !


Hello ! 안녕~ !


Nous avons créé ce blog, en grande partie, dans le but de raconter notre voyage en Corée du Sud l'été prochain. Ma sœur et moi, âgées de 17 ans, sommes des passionnées de l'Asie de l'Est depuis bientôt 6 ans, et particulièrement du Japon et de la Corée du Sud. Nous apprécions les langues de ces pays avant tout, mais admirons également leurs cultures, leurs histoires, leurs paysages, leurs univers, tout simplement. Nous souhaitons consacrer une partie de notre vie à ces pays, professionnellement ou du moins y passer quelques années, à l'avenir.

Au départ, on envisageait de partir au Japon, mais le manque de moyens au vu de la flambée du Yen nous ont découragées à y partir par nos frais. En revanche, nos chaleureux amis coréens se faisant nombreux, et le prix de la vie là-bas nous convenant plus, nous avons décidé de commencer notre escale en Asie par un voyage de 21 jours au Pays du Matin Frais ! Nous espérons continuer à tenir ce blog pendant quelques années, car nous risquons (et espérons) d'avoir beaucoup de choses à raconter :)
Le but principal de ce blog est donc de faire partager notre passion, de donner des idées de voyages, de projets aux intéressés, et bien sûr de vous faire part d'un voyage unique ∩( ・ω・)∩ 

Bonne lecture !

Lilas

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