Petites péripéties d'un séjour en Asie de l'Est
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lundi 2 septembre 2013

Retour à la vie française



L'automne est bientôt de retour.  

Il y a un an, Lilas et moi nous préparions doucement à notre départ de Corée, pleines d'impatience et d'excitation. Avec des valises pleines à craquer, nous sommes revenues en France le cœur léger. Si la semaine qui a précédé notre départ a été longue en adieux et en rangements en tout genre, les deux derniers jours sont passés comme une flèche. La veille de notre départ, nous avons revu l'un de nos meilleurs amis. Après un petit italien, deux heures au Coffine Gurunaru du coin, nous nous sommes dit "A demain" avant le grand départ où il nous accompagnait (et c'est peu dire, vu l'aide qu'il nous a procuré ;)). Une fois dans le Maeul Bus (마을버스, bus de quartier), nous nous sommes retrouvées seules. Nos visages n'étaient illuminés que par les lumières de la ville, au dehors. Le chauffeur avait laissé sa musique allumée assez fort, comme ça leur arrive souvent.

Daegu sous la neige, Janvier 2013

  Comme lors de ces matins glaciaux de l'hiver où, agrippée fermement aux poignées du plafond, je trouvais réconfort dans les mélodies qui s’échappaient de la radio du chauffeur. C'était souvent de vieilles chansons. Les Beatles ou encore Park Sang Min (박상민). Au dehors, un paysage blanc où la lumière du jour n'avait pas encore émergée. Le sommet des buildings à peine distinguables dans la brume. Le même sentiment m'envahit ce soir du 11 Juillet, alors que la nuit avait envahit ce même ciel. Mais cette fois, c'était la voix suave de Frank Sinatra qui caressa nos oreilles, avec son titre phare "My Way". Mon cœur s'était alors envahit d'une grande émotion, sans la moindre once de tristesse ou de détresse malgré mon départ imminent. Seulement la nostalgie, de ces jours passés ici, et l'affection toute particulière que j'avais développée pour ce paysage urbain qui pourtant ne me ressemble pas. La reconnaissance, aussi, envers mes amis mais aussi envers les gens, n'importe lesquels, avec qui nous avions pu échanger un regard, un sourire. Tout ceux qui m'ont poussés vers l'idée qu'en le voulant un peu, nos idées et nos sentiments n'ont pas de frontières.
Cela me rappelle les paroles de la chanson "Métis" de Gaël Faye : "Quand deux fleuves se rencontrent, ils n'en forment plus qu'un ; Et par fusion nos cultures deviennent indistinctes. Elles s'imbriquent et s'encastrent pour ne former qu'un bloc d'humanité." Le temps passé là-bas n'était pas tant un voyage d'initiation, une expérience, qu'une tranche de ma vie plus intense que les autres. J'étais là-bas comme chez moi.


  Sept semaines plus tard, nous sommes sur le point de commencer une nouvelle aventure, mais cette fois bien plus près de chez nous. Nous sommes inscrites en Licence de Japonais et en DU de Coréen à l'Université Montaigne Bordeaux 3! :) Tout est en place, et notre emménagement est imminent. Jusqu'ici, je n'ai pas beaucoup repensé à toute cette année car il a fallu que je reprenne mes marques. J'ai retrouvé ma famille, mes amis, le bord de mer, mes chats, ma petite maison. Et mon cher quotidien bien français. J'ai réalisé que là-bas, j'étais parfois très angoissée par toutes les responsabilités du quotidien, les changements de logement, l'organisation de tout (il faut dire que je suis facilement stressée!).

  Il y avait aussi cette pression que je m’infligeais pour trouver des activités qui pourraient enrichir mon expérience professionnellement, par peur des jugements que certains accordent aux années à l'étranger en solitaire. Une fois rentrée chez moi, me léchant les babines devant un bon plat, entourée de tout ce qui m'est cher et familier, j'avoue avoir pris du plaisir à relâcher la pression. Ici, le ciel est très bleu, et je me rappelle les mots de mes amis coréens à ce propos. "Le ciel est haut", qu'ils me disaient. Et je ne sais pas si c'est parce que, mon rêve, notre rêve à Lilas et moi est désormais accompli. Oui, c'est peut-être pour ça que le ciel me paraît plus vif. C'est maintenant une autre destination qui s'offre à nous, la suite de l'histoire. Car je le dis avec joie, tout reste à faire!



En complément, cette vidéo de ma création (à regarder en HD), si précieuse à mes yeux car elle peut illustrer tous les articles de ce blog à la fois. C'est un voyage, une partie de notre vie que nous partageons dans cette vidéo. Ces petits instants de rien qui font toute la beauté d'un souvenir. En espérant qu'elle vous plaise! ♥

Maud

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mardi 25 juin 2013

Gangneung & Le temps qui reste



16 jours, c'est le temps qui nous reste jusqu'à notre retour en France.
Nous étions parties le 9 Novembre, et cela fera bientôt 8 mois que nous sommes en Corée du Sud.
Le cœur se serre lorsque l'idée du départ vient à l'esprit. Car il a fallu du courage pour partir, du courage pour s'habituer, sentir peu à peu la tendresse s'attacher au quotidien. Et il faudra du courage pour revenir chez soi sans peine. C'est toujours à la fin qu'on réalise l'importance des choses. De ces quelques mois passés loin de tout ce que l'on connaissait, et de la perception des choses qui en sort bouleversée. Le plus dur à affronter reste encore l'attachement aux gens, mais il est encore trop tôt pour que j'y réfléchisse, quand bien même j'en aurais l'envie. Je préfère plutôt ouvrir grand les yeux et prendre conscience avec plaisir de tout le bien que cette année m'a apportée.


  Comme on se l'était promis, avant de partir nous avons concoctés deux nouveaux Vlogs! L'un est sur le même format que "Discovering South Korea : Buam-dong", et tente de vous présenter au mieux une autre partie de Seoul, Apgujeong (압구정)! Le premier vlog avait été un supplice à sous-titrer en français (il faut créer sa propre feuille de sous-titres), donc mille excuses celui-ci est seulement en anglais, mais une petite partir est consacrée au français. J'aurais encore tellement d'endroits à présenter, et si je vivais au long-terme à Seoul, je vous promets que c'est ce que je ferais! Malheureusement, ce n'est pas encore d'actualité.

  Et puis, soudainement m'est venue l'envie d'écrire un texte en coréen sur ce pourquoi j'étais venue vivre en Corée du Sud. Lilas partage globalement les mêmes raisons que moi à ce sujet. Enfin, voilà, je me suis dit "Pourquoi pas un Vlog en coréen?". Beaucoup d'autres l'ont déjà sur Youtube, et comme j'adore balbutier en coréen, je n'ai point hésité. Voici donc "La raison pour laquelle je suis venue vivre en Corée du Sud" ('한국에서 사려고 온 이유').




  Rien n'est encore terminé, nous comptons bien profiter du temps qui nous reste autant que nous le pouvons. Si le temps est propice, nous ferons une petite virée sur l'île de Jeju. Déjà la semaine dernière, nous sommes rendues avec un ami sur la côte Est, à Gangneung. L'endroit était très calme, ce fut un peu le parcours du combattant pour trouver des choses à faire, mais au final la mer était bien assez : Claire, azur, tranquille. De quoi me rappeler ma jolie Bretagne. Tout près de la plage, le Lac Gyeongpo s'étendait sans fin. Nous l'avons longé pour rejoindre le Pavillon du même nom, surplombant l'eau. Le bois était lisse et froid sous nos pieds, la lumière entrant tranquillement, juste pour nous apaiser du soleil écrasant au dehors. J'aurais pu y rester des heures, allongée sur le sol à contempler les peintures du plafond. C'est de loin l'endroit que j'ai préféré là-bas avec l'endroit où nous avons dormi, "Seongyojang" (선교장). Un hôtel? Une guest house? Que nenni! Un grand ensemble d'anciennes maisons de nobles datant de l'époque Joseon, restaurées de l'intérieur pour accueillir les visiteurs. Le lieu est tellement joli qu'il a servi de lieu de tournage à "Goong" et à différents dramas historiques. Nous avons terminé notre journée par un détour à la plage Jeongdongjin, connue pour son sublime lever de soleil le premier de l'An. Un petit tour dans les rochers, le temps d'écouter le bruit des vagues et de respirer l'air de la mer, et nous étions de retour à Seoul. Pour quelques temps encore.




Maud

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lundi 20 mai 2013

L'anniversaire de Bouddha (석가탄신일)



Avant de revenir sur notre séjour au Japon, qui me prend beaucoup de temps (et d'émotion, aussi) à écrire, je souhaitais vous faire partager les merveilles de Mai en Corée du Sud...!

Le mois du Mai est en effet populaire en Corée pour ses nombreux festivals de la célébration de l'anniversaire de Bouddha (석가탄신일). Ce qui nous a surprises à notre retour en Corée, c'est donc ces centaines de lanternes qui bordaient les rues d'Insadong afin d'annoncer le Festival des Lanternes de Lotus, "Yeon Deung Hoe" (연등회) auquel nous nous sommes rendues. Ça valait le détour! Et plutôt que de vous le décrire en voici notre vidéo :)


J'ai appris par la suite qu'il n'existait pas que de grandes représentations dans le Nord de la capitale (à savoir Jongno) mais également la mise en place de décorations et de plafonds de lanternes illuminées partout dans la ville. Et pas que! Les autres grandes villes de la péninsule ont leurs propres illuminations, comme par exemple celles du sublime Temple Samgwang (삼광사) de Busan, que nous a présentées la page FaceBook "Scent of Korea".


Je terminerai cet article par le Jour de la Célébration du Bouddhisme, "Bucheonim Oshinnal" (부처님 오신날) auquel nous avons assisté Vendredi dernier. Jogyesa (조계사), que vous commencez sûrement à bien connaître, était décoré d'un plafond de lanternes et de dizaines de photophores représentant animaux, personnages, moines bouddhistes ou encore personnages imaginaires (on y a croisé le Petit Prince!).


Nous avons assisté à un concert organisé là-bas par l'ensemble des moines, du personnel du temple et d'autres personnalités. Les chansons suscitaient un grand émoi parmi la foule qui suivait les paroles. La dernière chanson fut la plus belle d'après moi, et m'a beaucoup émue. Lilas s'est donc empressée de l'enregistrer! Ecoutez plutôt :D


Très bientôt, un nouveau Vlog sur le chic quartier d'Apgujeong (압구정), mais aussi un nouvel article sur notre semaine passée en famille d'accueil dans la province japonaise... A savoir la ville de Takamatsu (高松). En attendant, le dernier épisode de Game Of Thrones est sorti... :P A très vite!


Maud

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dimanche 21 avril 2013

Le Temple et le Jardin Secret



Cela était déjà la deuxième fois que nous venions à Changdeokgung (창덕궁), mais l'émerveillement était le même. La seule différence étant l'absence des belles feuilles vertes que nous réserve l'été (et sa chaleur insupportable, mais c'est un détail :D). Cela dit la pâleur de l'hiver était tout aussi charmante! "Digne d'une estampe", c'est ce que j'ai pensé en découvrant son Jardin Secret, Biweon (비원) en coréen. Notre amie coréenne Solmi nous a emmenées avec elle dans une visite guidée avec un groupe d'une vingtaine d'autres personnes. Note, si vous souhaitez visiter le Jardin Secret, il faut savoir qu'il est fermé au public à partir de 16H. C'est un endroit vaste d'une grande beauté que je conseille à quiconque ait l'occasion de visiter Seoul.



La première construction du Palais Changdeok eut lieu au 15ème sciècle, et le Jardin Secret fut construit lors du règne du Roi Taejong. Parmi les bâtiments que constituent le Jardin, on peut compter une bibliothèque, les bureaux du Roi, les locaux de la Noblesse (très sobres d'ailleurs, sûrement pour mettre en avant la suprématie du roi) mais aussi un bon nombre de points de contemplation. Par exemple, un petit lac creusé dans la forme de la péninsule coréenne. L'air était doux et chaud pour la première fois, même si les jours qui suivirent furent à nouveau frais et pluvieux. Je ne sais pas ce qu'il en est maintenant, mais j'ai entendu que les cerisiers fleurissent à Séoul :)

Bâtiment qui semble être l'un des plus anciens

Que dire sur Chandeokgung et sur son Jardin Secret? Et bien qu'il est au moins aussi superbe que son grand frère Gyeonbokgung! N'hésitez pas donc, à y venir et à y retourner, ça en vaut le détour (*-*).

La même semaine, nous avons découvert avec merveille Jogyesa (조계사), un temple bouddhiste au milieu de la ville, non loin de Insadong. Son entrée dorée et colorée est saisissante de beauté, surtout si vous vous y rendez vers 17h ou 18h. Le soleil offre alors une super lumière. C'est un endroit relativement petit, cela dit, les bâtiments en construction et la ville moderne qui s'étend autour de lui semble gagner du terrain. Mais son élégance et sa majesté semble résister à cet envahissement. Ses arbres, âgés de 500 ans, ajoute à cette atmosphère millénaire, éternelle, et surtout très spirituelle de l'endroit. Avec notre amie, nous n'osions faire trop de bruit malgré notre excitation, de peur de gêner les personnes venues prier silencieusement.





Il faut le voir pour le croire, mais la magie de ce lieu est indescriptible. Quelque part, malgré ça, j'ai senti une pointe de tristesse en étant là-bas. La profondeur dans l'expression des gens venus prier, la grâce des arbres et des ornements du temple, cette espèce d'aura qui flottait au-dessus de nos têtes. C'était tellement différent de tout ce dont on a l'habitude de voir à Seoul. Les néons, la musique qui vous explose les tympans, les filles en micro-jupe léopard, les gens pressés, stressés. Je regardais cet endroit, et songeait à la métamorphose de la Corée. Si les jeunes avaient conscience des choses profondes et essentielles, malgré l'uniformisation des pensées et l'obsession du travail et de la réussite. En tournant le regard, j'ai aperçu une femme, le front posé contre un des arbres centenaires du temple.



Cet après-midi fut donc fort en émotions et en réflexions pour Lilas, notre amie et moi. Je voudrais que quiconque passe par cet endroit puisse ressentir les mêmes choses que j'ai pu ressentir.
Passez une bonne journée, et prenez soin de vous :)


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À suivre...
Notre départ au Japon !
(et toutes les aventures qui suivent) 
行きましょう! ─=≡Σ((( つ•̀ω•́)つ

Maud



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samedi 20 avril 2013

Everland & dernières nouvelles


Entrée de 조계사, présenté dans le prochain article :)


Nous sommes désormais à Tôkyô dans l'arrondissement Sumida-ku, au Nord-Est de la ville, et nous dormons à la Guest House Khaosan Kyôto Samuraï :) Depuis notre dernier article à propos du dernier clip de Phoenix à l'occasion du titre phare de leur dernier album, plus d'un mois est passé, au cours duquel moultes péripéties ont eu lieu. Péripéties qui ont fait germer en moi pleins d'idées de sujets à évoquer sur HoneySky !
Je vais diviser toutes ces nouvelles en trois grandes parties divisées en plusieurs articles. Tout d'abord, je vais vous parler du mois de Mars au cours duquel le beau temps nous a permis de découvrir (ou redécouvrir) les trésors de Séoul ! En effet, nous avons reçu la visite d’une amie française, Laurine, puis celle de nos parents. Bonne occasion pour moi donc de vous refaire un petit tour d’horizon !
Avant l’arrivée de Laurine, nous sommes parties avec Judy, étudiante française d’HUFS avec qui nous sommes amies depuis le début de notre aventure, visiter le parc d’attraction Everland. 



Situé à Yongin, en dehors de Seoul, nous avons décidé de nous laisser deux jours pour le visiter. Vous souhaitez savoir si ce parc vaut la peine d’être visité ? En voici la réponse !

En Août 2011, nous avions déjà visité le formidable parc d’attraction Lotte World, situé à Jamsil au sud du fleuve Han. Pour commencer, Everland contrairement à Lotte World se situe à 1h de la ville si on compte le shuttle bus qui nous amène devant l’entrée du parc. Le fait qu’il soit excentré amène un charme qui m’a beaucoup plu : la nature. Le site étant placé sur plusieurs collines joliment boisées, la vue et les paysages sont parfois saisissants. Oui, je me répète mais nous sommes amoureuses de la campagne coréenne et de ses couleurs!


Une des vues sur le parc

Bref, le premier jour nous n’étions pas trop d’humeur pour les loopings, et nous nous sommes donc tournées vers le Zoo du Parc et son Safari, que j'ai trouvé vraiment parfait fait. Rien à dire donc, très bon endroit à visiter, certainement la partie la plus sympa du parc si vous souhaitez simplement vous promenez tranquillement en admirant pleins de jolies bébêtes. Nous avons eu un coup de cœur pour une espèce particulière, le Rhinopithèque de Roxellane, en anglais "Golden snub-nosed monkey", charmants primates à la fourrure étincelante et aux grands yeux noirs à vous faire fondre le cœur.


Gros câlin familial

Comme à DisneyLand, le Parc est divisé en plusieurs parties avec différentes ambiances ou époques. Les années 70 aux Etats Unis, la Hollande, la Vallée perdue, ou encore le Village Alpin que nous avons visité après notre visite du Zoo. Après tout cela, notre lever aux aurores nous a poussées à rentrer illico à "Home Bridge", notre hôtel. Sincèrement, c'est de loin l'un des endroits les plus sinistres où j'ai pu dormir de toute ma vie. De loin on croirait presque le Manoir Hanté des 1001 fantômes. Sauf que c'était bien un hôtel. Des couloirs déserts, de petites vitres qui laissent à peine entrevoir les arbres de la forêt (absolument lugubre de nuit). J'ai attrapé un gros mal de gorge cette nuit-là, et j'ai dû me lever pour aller chercher de l'eau chaude au dispensaire à l'autre bout du couloir. Un vrai remake de "The Shining". Dans la chambre, la télé m'empêchait de trop m'attarder sur les écritures sur les murs, le trou dans la porte des toilettes qui se bloquait lorsqu'on la fermait vraiment, ou encore sur le manque criant de décoration qui aurait pu, éventuellement, ajouter un peu de chaleur à l'atmosphère.


Notre joli petit hôtel

Au petit matin, nous nous sommes motivées pour tester les attractions à sensation, et nous n'avons pas été déçues! Même si Everland s'adresse clairement plus aux familles qu'aux jeunes et aux bandes d'amis, la qualité des attractions était bien là. Notre journée a été aussi réussie que la première! Le seul bémol fut qu'il y avait assez peu de monde en dehors de pas mal d'enfants accompagnés de leurs parents. Comme je m'en doutais, après la rentrée il y avait peu de chances de voir des groupes de jeunes (surtout un Lundi). Nous avons d'ailleurs été surprises de constater qu'il y avait un grand nombre de papas seuls (tous d'environ une trentaine d'années), entourés par leurs mômes. Pour un pays majoritairement macho, je dis bravo! et ça rime en plus.
Pour conclure, si vous n'avez pas le temps de vous éloigner de la ville, Lotte World fait très bien l'affaire. Mais c'est malgré tout un bon parc, doté d'une bonne ambiance, et d'un staff sympathique. C'est donc très complet avec largement de quoi s'occuper.

A suivre dans le prochain article,
les merveilles de Changdeokgung (창덕궁) et de Jogyesa (조계사)!


Maud


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dimanche 10 mars 2013

"Entertainment" ~ Une agréable surprise





Sachant que le nouvel album de Phoenix approchait à grands pas, je m'étais replongée ces dernières semaines dans les très bonnes chansons "Everything is Everything" ou "If I ever feel better", que j'écoutais il y a déjà presque dix ans. Depuis que je vis en Corée, les chansons qui rythment mon quotidien sont pour la majorité des chansons que j'entends dans des cafés indépendants et que je peux retrouver grâce à l'application Musique de Naver. Les chansons diffusées sont généralement des chansons indie ou bien des chansons occidentales qui datent déjà. Ça fait vraiment du bien de pouvoir entendre des chansons qui correspondent à mes goûts dans les espaces publics, chose qui arrive difficilement en France.

Bref, pour revenir à Phoenix. Curieuse de leurs nouvelles créations, je vois alors qu'est déjà mis en ligne le clip de leur toute nouvelle chanson, "Entertainment".
Je tombe alors des nues quand, soudainement, des images évoquant le Pays du Matin Calme s'imposent à ma vue. Bien que la Corée du Sud soit devenue plus connue du grand public ces dernières années, le lien entre Phoenix et la Corée me paraissait jusqu'à cet instant compromis d'une quelconque façon.


Les trois dimensions

Le clip met en scène plusieurs histoires sentimentales se déroulant dans trois dimensions différentes : la période Joseon, le Séoul d'aujourd'hui, et la Corée du Nord. Une star de Kpop dans un monde, soldat nord-coréen dans un autre, général de l'armée royale dans le dernier.
Tout d'abord, ce clip est de toute évidence un pastiche des dramas, ces histoires farfelues et kitch, surjouées et prévisibles qui sont devenues si populaires pour tant d'internautes récemment. C'est, selon moi, la story line du clip, en lien avec le nom du tube: "Entertainment".

Ma surprise en découvrant le clip était aussi dûe au fait que c'était un choix très particulier de thème, le monde de l'entertainment asiatique et en particulier coréen, étant ignoré par plus d'un. Mais je pense que c'est en grande partie car Phoenix est réellement connu aux Etats-Unis, contrairement à sa popularité en France, qui reste très limitée.  Or, aux Etats-Unis, la communauté américano-coréenne étant bien ancrée et ayant largement aidé à la diffusion du divertissement Séoulite, l'internaute américain aura beaucoup plus de chance de comprendre les références exprimées ici que le français lambda.

J'ai vu sur plusieurs sites relatant l'information de ce clip, définir le clip comme se déroulant en "Asie", dans un "pays imaginaire", un "pays ressemblant à la Corée". Ce qui est surprenant car le clip est purement et exclusivement coréen dans sa représentation. Mais il faut croire que la Corée est encore trop ignorée pour qu'elle inspire quelque chose de fondé à la plupart des gens, ce qui peut se comprendre, mais qui reste très dommage.

Le Palais Changdeok

Car ce clip m'a en réalité vraiment ému, et c'est d'ailleurs pour cela que j'écris un article aussi long x).
Car il exprime, au delà de sa parodie de l'entertainment en question, un décalage, un contraste entre ces trois univers qui constituent la Corée dans son ensemble. Et c'est un paradoxe auquel on est confrontés quotidiennement. Aller dans des lieux centenaires, sentir la force et la fragilité des choses ; puis être confrontés à la superficialité et au conformisme de la capitale tandis que ce jour du 11 Mars annonce la fin du pacte de non-agression entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. La Corée est un paradoxe, une réalité surréaliste, sombre et claire à la fois, dans laquelle j'oublie parfois vivre au quotidien.

Derrière un aspect purement "distrayant" et évoquant le monde du divertissement sud-coréen à son apogée, j'y ai vu aussi une vision intéressante de la Corée du Sud. Je vous encourage donc  à le visionner le plus vite possible, sachant que, je n'en ai même pas parlé, la chanson est absolument géniale!

Alors profitez, ça fait du bien aux oreilles et aux yeux! ^o^

A très vite pour un nouvel article ;)

Lilas



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vendredi 1 mars 2013

La vie en Corée : La musique & les gens


Après trois mois d’absence  le temps et la motivation dû au retour imminent du printemps, j'ai eu envie de faire un nouveau Vlog! :) Je ne savais absolument pas par quoi commencer, sachant qu'il y a des centaines de choses dont nous avons envie de parler par rapport à notre quotidien, à ce que nous vivons, à la Corée en elle-même. J'ai réalisé qu'en pensant à la Corée, mes pensaient allaient instinctivement vers les gens, et la musique. Nous avons des marques d'attention, des sourires de la part des coréens chaque jour, et je voulais parler de cette joie quotidienne. Puis, enfin, de la musique ici, de ce que les jeunes écoutent surtout. Dans la description de cette vidéo, vous pourrez trouver parmi nos chansons et groupes favoris coréens. Bon visionnage, et prenez soin de vous :)

Maud


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vendredi 22 février 2013

Une vie en Corée




Enfin des vacances bien méritées après deux mois et demi de cours intensifs de coréen!
Tout d'abord, je voulais vous parler un peu de ces dits-cours. N'ayant suivi des cours qu'à Hankuk University of Foreign Studies, je ne pourrais juger que ceux-là, qui sont réputés pour être principalement concentrés sur l'oral et la communication entre les élèves et les professeurs.

Personnellement, je garderai un très bon souvenir de ces cours. Tout d'abord car j'ai toujours eu un intérêt pour les cultures étrangères, et que de me retrouver avec des jeunes des quatre coins du monde était vraiment une expérience unique. Malgré le fait que notre niveau de coréen était encore un peu trop faible pour discuter de sujets complexes et que certaines différences culturelles ou de croyances pouvaient nous éloigner, nous sommes parvenus tous ensemble à apprendre une langue étrangère et à s'en servir pour se connaître plus. J'ai aussi eu la chance d'avoir des professeurs pédagogues et motivants, et avec eux nous sommes souvent allés déjeuner ou aller voir des spectacles.

Bien que ce soit un institut et non une école, et qu'en conséquence l'ambiance et le fonctionnement soit différent, c'était l'une des premières fois depuis très longtemps où j'étais sincèrement heureuse de me rendre en cours le matin (malgré les -15° ambiants).

La classe de Lilas, 13 élèves, 11 nationalités!

En France, le gap year n'est vraiment pas quelque chose qu'on conseille aux jeunes, le fait de se dé-scolariser ne serait-ce que pour un an est presque une infamie pour certains, une vulgaire année sabbatique pour d'autres. Pourtant, je considère que passer un an séparé de tout ce dont on a été habitués jusqu'à présent est une étape très importante dans l'acheminement vers l'indépendance. Certes un peu brutal mais efficace. Malgré les moments durs, cela m'a permis de me rendre compte de ce que je voulais un peu plus dans ma vie, ou par exemple avoir un autre point de vue de ce que peut être réellement l'amitié et plus largement la confiance avec autrui. C'était une année dont j'avais vraiment besoin avant de commencer un nouveau cycle, celui de l'université en France.

J'ai passé tant de moments à regarder les paysages urbains de Séoul, au crépuscule, écoutant l'OST d'Arrietty, partageant ce quotidien fatigant, stressant, mais aussi enivrant des Coréens.
Je dois déjà choisir ce que je vais faire en France à la rentrée prochaine et c'est un crève-coeur. Même si j'ai hâte de faire mes études et que je ne m'imagine pas à l'heure actuelle les faire en Corée, il est difficile d'avoir construit quelque chose dans un pays que j'affectionne profondément, un cercle d'amis, un quotidien, des habitudes, et de devoir partir pour repartir de zéro en France, dans une ville qui m'intimide et dans laquelle je me sens plus étrangère qu'à Seoul-même.

Quand je reviendrai en Corée pour y vivre quelques années, je m'imagine plutôt vivre dans la province. Déjà car je suis une provinciale à la base, en France, mais aussi car Séoul est une ville enivrante certes, mais aussi agitée, violente parfois, superficielle, égocentrique. Comme toutes les capitales.



Hier, je me suis rendue à Insadong, Samcheongdong et Bukchon Hanok Village. Ici, point ou peu de buildings, et, si on s'éloigne un peu, un panorama et un soleil pâle qui m'a soulevée dans les airs l'espace d'un instant. Le bonheur à Séoul, c'est aussi ça, prendre son temps, car le temps à Séoul, est un don extrêmement précieux. Et, étant étrangère, j'ai la chance de pouvoir l'utiliser comme bon me semble, afin de voir et de ressentir toute la grâce, parfois dure à percevoir, d'une capitale en ébullition.

Mis à part mon léger pessimisme vis-à-vis de ma vie étudiante en France, je voulais parler de la vie en Corée, non pas d'un point de vue pratique mais d'un point de vue sensible.
Ces derniers jours, une réalité me frappe constamment : les Coréens sont des gens adorables. La gentillesse des gens ici m'a mis du baume au coeur ces derniers jours. Je pense aussi que c'est pour la simple raison que j'ose enfin leur parler en coréen. Ainsi, il est non seulement gratifiant mais beaucoup plus agréable d'entretenir une discussion, courte ou non.

Bukchon Hanok Village

Aujourd'hui, je voulais vous encourager à tester l'expérience coréenne. J'espère que comme moi vous aurez la possibilité de ressentir la complexité et la beauté de ce pays.
Maud est en train de faire un nouveau Vlog en grande partie en facecam avec quelques samples de nos quelques expéditions des derniers mois! On aimerait faire plus de vidéos et d'articles mais comme je l'imaginais, le temps passe vraiment trop vite... Alors j'espère que vous aurez apprécié cet article! :D

A très bientôt!
Lilas


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dimanche 27 janvier 2013

Et Janvier est passé


... Sans que nous n'ayons eu l'inspiration d'écrire tout nouvel article, mea culpa à nos chers et fidèles lecteurs! Nous souhaiterions vraiment écrire plus souvent sur notre blog bien aimé, mais la réalité nous remet toujours les points sur les "i" : Ici, comme partout ailleurs, le quotidien nous rend souvent patraques, empâtées, et allonge surtout dans ma main le petit poil que je me connais bien. Cela dit, ce n'est pas l'unique raison : Il y a aussi cet aspect perfectionniste en moi qui m'empêche de poster un article trop court, ou avec trop peu de contenu. Jusqu'ici je n'ai pas su m'y résoudre mais ce ne serait pas une si mauvaise idée! Quelques face cam' seraient intéressants par exemple! Dans ce cas je vous propose de nous poser quelques questions sur la Corée, quelles qu’elles soient, et nous en ferrons une vidéo dans laquelle nous y répondrons :)

Nous sommes le 27 Janvier et nous sommes arrivées à la dernière ligne droite de nos cours. L'examen final se déroulera le 8 Février, ce à quoi s'ensuivra notre libération! Malgré cette joie toute proche, les cours nous ont permis de pratiquer quotidiennement et intensément le coréen, ce qui va cruellement nous manquer. En effet, comme je l'avais déjà lu sur de nombreux forums, l'oral est très privilégié à HUFS, et je pense en effet que c'est un excellent moyen de progresser. A tout ceux qui souhaitent évoluer dans une langue, un seul mot : La pratique! Et c'est un réel bonheur que de pouvoir prendre confiance en soi, parler sans s'arrêter, écouter et comprendre sans douter. Ce que l'étude de la langue me procure ici m'a fait plus progresser en 2 mois que ne l'a fait mon apprentissage autodidacte en 2 ans.

Avec la classe de Lilas lors du génialissime spectacle "Bibab"

Je me dois de m'arrêter sur un point : la compréhension. Si je connais certains vlogeurs (tels que Simon et Martina d'Eat Your Kimchi) étrangers vivant à Seoul qui, n'ayant jamais appris la langue aiment malgré tout ce pays comme le leur, je pense cependant que la compréhension de la langue est essentielle si l'on souhaite s'adapter rapidement. Ce n'est pas seulement par confort, ou par peur des malentendus, mais parce que cela évite ce sentiment de gêne, de malaise dû au fait que tout le monde se ressemble et parle la même langue et pas nous. Comprendre la langue permet de percevoir les différents modes de communication, les différentes attitudes... Et nous permet de nous ramener à une réalité bien simple : Celle que nous n'avons rien de différent avec ces têtes aux cheveux d'ébène. On croit cela une évidence, mais au quotidien nous semblons souvent très différents, et la maîtrise de la langue empêche de tomber dans la peur et la méfiance vis à vis de cette différence.
Ensuite bien sûr, la langue ne suffit pas pour tout comprendre et c'est l'étude de la culture qui s'occupe du reste. Mon étude personnelle mais également tout ce que nous avons appris sur la société coréenne nous ont amenées à mieux comprendre comment fonctionne la Corée et les coréens dans cette société.

L'histoire de la Corée y a beaucoup contribué. En effet, même si beaucoup de coréens rechignent à apprendre l'histoire de leur pays (interminable et truffée de détails complexes), j'ai tout de même remarqué qu'elle constitue un point essentiel dans la fierté du peuple coréen. Après en avoir appris une partie, ma vision de la Corée a été tout autre. Je vous conseille fortement de vous rendre sur la page ci-jointe du site Regards sur la Corée qui m'a été d'une grande aide dans mon but d'en savoir un peu plus sur l'histoire sud-coréenne. La période qui m'a le plus marquée est celle de l'après-guerre. C'est en effet une reconstruction et une métamorphose tout à fait inimaginable, dans sa rapidité et sa violence qu'a connu la péninsule depuis le début de la colonisation japonaise en 1910.

Années 20, Daegu, Musée du poète national Lee Sang Hwa (이상화)

A tout ceux et celles qui se rendent à Séoul en voyage au pour un long-terme, si vous ne l'avez encore jamais entendu, après la guerre la Corée n'était qu'un champ de ruines, et est restée pendant plus de quarante ans un pays défavorisé. Il faut savoir se souvenir de cela lorsque l'on regarde Séoul. Prendre conscience de l'acharnement que cela a été de tout reconstruire, et que cela a coûté la vie à nombre de coréens. Je suis tombée par hasard la semaine dernière sur le Flickr de Bill Smothers, un américain d'une soixantaine d'années ayant vécu à Séoul comme expatrié lors de son enfance. Je vous conseille fortement de jeter un coup d'oeil à ces photos hallucinantes pour ceux qui, comme nous, vivons à Séoul. Je pense que c'est très important de se souvenir de ça lorsque l'on met un pied en Corée.
Personnellement, notre admiration pour ce peuple s'est décuplée, et leur courage, leur dignité nous émeuvent beaucoup.


Je voulais faire un petit point vis à vis des études! Car oui, à partir de maintenant Lilas et moi allons devoir faire (de nouveau) nos voeux Post-Bac pour la rentrée 2013. Même si je ne me suis pas encore décidée à ce sujet, en vivant cette année à l'étranger je me demande vraiment pourquoi beaucoup de profs sont réticents lorsqu'ils entendent le terme de "Gap Year". Pourtant très populaire au Danemark et en Norvège (pays qui je crois, ont tout compris sur beaucoup de sujets x)), notre pays semble souvent conservateur à ce sujet. Une "Gap Year" n'est pas seulement une année à l'étranger pendant les études. C'est pour beaucoup de gens une année de transition entre l'enfance et l'âge adulte, ou plutôt l'âge indépendant. En étant ici, je me suis souvenue de nombreux moments de ma vie auxquels je ne pensais plus, même certains de ma petite enfance. Cela m'a ramenée à pourquoi et comment étais-je devenue la personne que je suis aujourd'hui, qu'est-ce que je voulais vraiment faire de ma vie, et dans quel but? Ici, à l'écart de la société dans laquelle j'ai grandi, dans un pays où je suis une étrangère, je ne subis aucune influence extérieure et cela aide énormément pour en savoir plus sur soi-même. En revenant en France, je pense pouvoir affronter la vie étudiante avec beaucoup plus d'assurance et de facilité. よしゃ! :D

Maud

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mardi 25 décembre 2012

Au beau milieu de l'hiver

Nous sommes le 25 Décembre, Joyeux Noël à tous et à toutes! 
ヽ(● ´ ー ` ●)/☆彡


Cela fait un mois qu'on a pas donné de nouvelles sur le blog (ㅠㅠ). Honte à nous! Les raisons de cette longue absence (dont nous nous excusons platement) ont été nombreuses et nous comptons dès maintenant reprendre un rythme habituel. Voici donc la toute première raison : les cours. Nous étudions à Hankuk University of Foreign Studies soit 한국외국어대학교 comme certains d'entres vous le savent déjà. HUFS, c'est une toute jolie petite université située à Imun-dong, l'un des districts de Dongdaemun. C'est l'institut des langues étrangères le plus préstigieux de Corée, équivalent de l'INALCO à Paris. L'ambiance y est chaleureuse, vivante. Nous étudions à l'Institut de la Langue et de la Culture Coréenne. Pour ce qui de ma classe, sur treize élèves on peut compter onze nationalités, et c'est de toute évidence vraiment enrichissant !

Une petite photo trouvée sur Internet pour donner une idée :)

Le seul souci étant que, jusqu'au 15 Décembre, nous vivions dans une Guest House à Achasan, soit à 35 minutes de la Fac en métro avec les transferts. Les cours commençant à 9H, il a fallu courir tous les matins, chercher d'autres itinéraires qui, parfois, ne fonctionnaient pas. Nous nous sommes donc retrouvées plusieurs fois à chercher un taxi à 8h40 par -13.

Nous étions à force si épuisées que nous avons passé beaucoup d'après-midi à dormir. En gros, ça nous a fait perdre beaucoup de temps et beaucoup d'énergie.
Ce problème additionné au prix exorbitant d'un mois en Guest House, nous avons évidemment décidé de changer de logement.
Le site seoul.craigslist nous a aidé à y parvenir et nous avons trouvé un petit Oneroom à Anam-dong, près de l'Université Korea (고려대학교), soit à 15 minutes en bus de HUFS. Un petit nid douillet bien plus pratique et qui nous permettra dès lors de reprendre une vie plus active.
Pour le moment, notre quotidien s'est cantonné à avaler des litres de chocolat chaud, des tonnes de cheese cakes et de butter breads, et je risque d'en prendre un coup la prochaine fois que je monterai sur une balance, c'est certain :D Quoi qu'il en soit, nos petits plaisirs de la vie de tous les jours s'installent. Si je dois rajouter un petit conseil pour ceux qui s'ennuient et qui ne l'ont pas encore vu : Le Hobbit, de Peter Jackson, surtout pour les amateurs du Seigneur des Anneaux. Un film fabuleux! :)


Comme évoqué plus tôt, il a fait très très froid ces jours-ci à Seoul, et les premières neiges sont tombées le 5 Décembre. L'ambiance de Noël est donc là pour de bon à la capitale. Et cela va des guirlandes aux immenses sapins illuminés, aux chansons de Noël des années 50 aux auto-collants en forme d'étoiles sur les vitres des cafés. Peut-être dû à son aspect plus commercial que familial ici, j'ai l'impression que le "cliché" de Noël est plus présent à Seoul qu'en France. Il faut dire que pour les séoulites, Noël c'est surtout une bonne occasion pour bien manger avec ses amis ou passer une soirée très romantique avec sa moitié.


Pour notre part, nous revenons d'un long week-end de réveillon à Daegu, près de notre ami de toujours et de sa famille. C'était un moment très précieux. Ses parents sont d'une générosité profonde, et d'une grande intelligence. Ce que je retiendrai le plus c'est ce que m'a dit sa mère le soir du Réveillon : "Ce qu'il y a de plus précieux, c'est ce que nous partageons, comme cet instant. C'est ce qui compte le plus."
L'espace de quelques jours, les tracas du quotidien, la fatigue, le stress et le manque se sont fait oublier.


Nous avons passé la journée du Dimanche à 경주 (Gyeongju). Nous n'avons pas eu assez de temps pour la visiter véritablement, mais nous avons passé quelques heures à 불국사 (Bulgugsa), un temple bouddhiste ayant été construit au VIIIe sciècle. L'endroit était vaste, les bâtiments encore plus magnifiques par leurs marques du temps. Une lumière toute particulière inondait l'endroit, celle de l'hiver coréen. Un soleil très pâle, très doux. Le vent était glacé, mais cette douceur surpassait la douleur que devait supporter nos visages gelés.




Je vous parlerais bien des élections qui ont eu lieu il y a de cela dix jours, mais demain les cours reprennent et je dois donc clore cet article. Malgré cela, il me reste encore beaucoup de choses à raconter sur les divers expériences que nous avons eu ce mois passé, mais également sur celles qui sont à venir. 
Pour tout ceux qui nous sont fidèles, merci :) Et à très bientôt!

Maud

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dimanche 25 novembre 2012

Notre premier VLOG ヾ(@°▽°@)ノ





Enfin, la première vidéo de notre Vlog est uploadée :)
Nous l'avons consacrée à un quartier que nous venons à peine de découvrir, Buamdong (부암동).
N'hésitez pas à regarder la vidéo sur Youtube,
elle est dispo en Full HD avec sous-titres en français en sus (^ - ^)
On vous laisse découvrir, en espérant que ça vous plaise !!!



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mercredi 21 novembre 2012

L'automne, 가을.



Lee Wal Jong (이왈종) à la Daegu Art Fair

Le temps passe à grand galop et nous n'avons pas trouvé le temps ces dix derniers jours pour écrire un nouvel article :( Nous nous sommes installées pour de bon, et le mal du pays passe petit à petit. On découvre une nouvelle vie quotidienne, de nouveaux repères. On reprend l'habitude de parler en coréen, on regarde, on observe ce qui se passe autour de nous.
Seoul est une ville tellement riche en monde et en animation qu'il est facile de surprendre quelques scènes de vie. Comme la semaine dernière encore, dans le métro. Devant les portes, un jeune garçon, un bouquet de fleurs à la main. A côté de lui, une jeune fille pioche une fleur au hasard avant d'entrer dans la rame en lui gardant le dos tourné. Même les portes refermées, le garçon est resté là, avec son petit bouquet de fleurs, et s'est mis à courir après le wagon lorsqu'il s'est ébranlé.


Le 16 Novembre, nous sommes parties rejoindre un ami à Daegu pour y passer quelques jours. Cette ville me manquait, et je voulais retrouver la montagne Palgong, la famille de notre ami et la chaleur de son foyer. Nous nous sommes rendus au Sanctuaire de Shin Sung Gyeom, un grand général de la Période Goryeo. L'endroit était paisible, plus calme qu'aucun recoin de Seoul. Je me suis surprise à sentir l'odeur des pins et du vieux bois des maisons anciennes. L'air pur, comme on ne peut pas le sentir à la capitale. Les bâtiments avaient été repeints il y a peu, et les couleurs jaunes, rouges et bleues des grandes portes étaient magnifiquement vives. Les tuiles des toits, la mousse, le vieux gardien qui nous a gentiment ouvert quelques portes pour qu'ainsi on puisse mieux découvrir l'endroit. Le panorama épuré, simple et parfait. J'aime ce visage de la Corée.



Bien que le fantasme de la métropole d'Extrême Orient, ses néons et la musique qui explose de toutes parts m'aient toujours fait envie, une fois rentré chez soi et l'excitation passée, j'ai vite réalisé qu'il ne reste plus rien que beaucoup de fatigue. Lorsque l'on sort de ce Sanctuaire ou que l'on redescend la montagne Palgong, quelque chose a changé en soi. Je sais que je n'oublierai pas ces instants-là.

Le soir venu, nous sommes allées regarder le film "늑대소년" (Le Garçon Loup) de Jo Seong Hee. Le synopsis paraît simple mais il existe une réelle profondeur à ce film. La mise en scène, l'esthétique et par-dessus tout le jeu des acteurs sont si bien travaillés qu'on en ressort tout chamboulé. Je le conseille à quiconque aime Park Bo Young ou Song Jung Gi (les acteurs principaux du film) qui sont particulièrement talentueux dans cette oeuvre. Une partie de l'équipe du film est venue saluer et remercier le public à la fin du film. Song Jung Gi, en particulier grâce à son rôle dans le très populaire drama "착한남자" (Nice Guy), a vu sa popularité triplé cette année. Et comme il était présent, la salle était bondée de fans en délire, et je vous assure, je n'aurais jamais pu imaginer qu'on puisse être aussi hystérique. Même certains membres de l'équipe devaient se boucher les oreilles pour éviter que leurs tympans n'explosent. Song Jung Gi est donc arrivé comme un prince entouré de dix gardes du corps, et la sécurité était renforcée ce soir-là au cinéma. Il était très calme et fair-play  c'était très agréable de pouvoir le voir de près après une si belle interprétation. J'aurais aussi aimé voir Park Bo Young, absente ce soir-là, qui pour moi était dans ce film de loin aussi bouleversante que son homologue masculin.


Tout ça pour dire que la vie est douce en Corée. Intense à Seoul, paisible à Daegu. Mais toujours douce. On profite des derniers instants d'automne, car l'hiver va être rude ici, comme chaque année. Il neige beaucoup et les vents sibériens glacent tout sur leur passage. Autant dire qu'il va falloir se couvrir. D'ici là, on contemple les dernières feuilles. Au pied de la Montagne Palgong (팔공산), la route était bordée de milliers d'arbres jaunes et rouges comme jamais on en avait vus. Notre ami en plastifiées plusieurs pour nous. Comme il l'a dit "Comme ça, vous pourrez les garder éternellement".



C'est tout pour aujourd'hui, mais je vous laisse en cadeau une petite création de notre part,
avec pour mélodie "One For You" de DJ Okawari :)

Maud

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