Petites péripéties d'un séjour en Asie de l'Est
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lundi 2 septembre 2013

Retour à la vie française



L'automne est bientôt de retour.  

Il y a un an, Lilas et moi nous préparions doucement à notre départ de Corée, pleines d'impatience et d'excitation. Avec des valises pleines à craquer, nous sommes revenues en France le cœur léger. Si la semaine qui a précédé notre départ a été longue en adieux et en rangements en tout genre, les deux derniers jours sont passés comme une flèche. La veille de notre départ, nous avons revu l'un de nos meilleurs amis. Après un petit italien, deux heures au Coffine Gurunaru du coin, nous nous sommes dit "A demain" avant le grand départ où il nous accompagnait (et c'est peu dire, vu l'aide qu'il nous a procuré ;)). Une fois dans le Maeul Bus (마을버스, bus de quartier), nous nous sommes retrouvées seules. Nos visages n'étaient illuminés que par les lumières de la ville, au dehors. Le chauffeur avait laissé sa musique allumée assez fort, comme ça leur arrive souvent.

Daegu sous la neige, Janvier 2013

  Comme lors de ces matins glaciaux de l'hiver où, agrippée fermement aux poignées du plafond, je trouvais réconfort dans les mélodies qui s’échappaient de la radio du chauffeur. C'était souvent de vieilles chansons. Les Beatles ou encore Park Sang Min (박상민). Au dehors, un paysage blanc où la lumière du jour n'avait pas encore émergée. Le sommet des buildings à peine distinguables dans la brume. Le même sentiment m'envahit ce soir du 11 Juillet, alors que la nuit avait envahit ce même ciel. Mais cette fois, c'était la voix suave de Frank Sinatra qui caressa nos oreilles, avec son titre phare "My Way". Mon cœur s'était alors envahit d'une grande émotion, sans la moindre once de tristesse ou de détresse malgré mon départ imminent. Seulement la nostalgie, de ces jours passés ici, et l'affection toute particulière que j'avais développée pour ce paysage urbain qui pourtant ne me ressemble pas. La reconnaissance, aussi, envers mes amis mais aussi envers les gens, n'importe lesquels, avec qui nous avions pu échanger un regard, un sourire. Tout ceux qui m'ont poussés vers l'idée qu'en le voulant un peu, nos idées et nos sentiments n'ont pas de frontières.
Cela me rappelle les paroles de la chanson "Métis" de Gaël Faye : "Quand deux fleuves se rencontrent, ils n'en forment plus qu'un ; Et par fusion nos cultures deviennent indistinctes. Elles s'imbriquent et s'encastrent pour ne former qu'un bloc d'humanité." Le temps passé là-bas n'était pas tant un voyage d'initiation, une expérience, qu'une tranche de ma vie plus intense que les autres. J'étais là-bas comme chez moi.


  Sept semaines plus tard, nous sommes sur le point de commencer une nouvelle aventure, mais cette fois bien plus près de chez nous. Nous sommes inscrites en Licence de Japonais et en DU de Coréen à l'Université Montaigne Bordeaux 3! :) Tout est en place, et notre emménagement est imminent. Jusqu'ici, je n'ai pas beaucoup repensé à toute cette année car il a fallu que je reprenne mes marques. J'ai retrouvé ma famille, mes amis, le bord de mer, mes chats, ma petite maison. Et mon cher quotidien bien français. J'ai réalisé que là-bas, j'étais parfois très angoissée par toutes les responsabilités du quotidien, les changements de logement, l'organisation de tout (il faut dire que je suis facilement stressée!).

  Il y avait aussi cette pression que je m’infligeais pour trouver des activités qui pourraient enrichir mon expérience professionnellement, par peur des jugements que certains accordent aux années à l'étranger en solitaire. Une fois rentrée chez moi, me léchant les babines devant un bon plat, entourée de tout ce qui m'est cher et familier, j'avoue avoir pris du plaisir à relâcher la pression. Ici, le ciel est très bleu, et je me rappelle les mots de mes amis coréens à ce propos. "Le ciel est haut", qu'ils me disaient. Et je ne sais pas si c'est parce que, mon rêve, notre rêve à Lilas et moi est désormais accompli. Oui, c'est peut-être pour ça que le ciel me paraît plus vif. C'est maintenant une autre destination qui s'offre à nous, la suite de l'histoire. Car je le dis avec joie, tout reste à faire!



En complément, cette vidéo de ma création (à regarder en HD), si précieuse à mes yeux car elle peut illustrer tous les articles de ce blog à la fois. C'est un voyage, une partie de notre vie que nous partageons dans cette vidéo. Ces petits instants de rien qui font toute la beauté d'un souvenir. En espérant qu'elle vous plaise! ♥

Maud

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jeudi 30 mai 2013

Une semaine de Home Stay à Takamatsu (高松市)



De retour sur notre long périple au Japon :)

C'est après avoir quitté Kyôto que nous avons rejoint en train la ville de Takamatsu. Pour ce faire, nous avons traversé le grand pont qui sépare l'île de Honshu de celle de Shikoku, plus au sud. C'est là-bas que nous avons passé la première semaine du mois d'Avril.
Il était important pour nous d'en parler ici, car ce fut sans aucun doute l'une des semaines les plus spéciales que nous ayons passé depuis notre départ de France. Cette particularité se tient au fait que cette semaine, nous l'avons passé dans une famille japonaise. Cette opportunité nous a été donnée par la mairie de notre ville, jumelle à la ville de Takamatsu. Après avoir nous-mêmes accueillie une étudiante japonaise, Ayaka (devenue une très bonne amie en Août dernier) la ville nous a donné en signe de reconnaissance la possibilité d'être hébergée dans une famille d'accueil à Takamatsu durant notre voyage au Japon. Une chance que nous n'aurions laissée passer sous aucun prétexte!


Notre famille était composée d'un jeune couple, Yoko & Masa, et de leurs deux petits garçons, Kyle & Sail. Yoko étant professeur d'anglais, nos lacunes en japonais n'ont pas été un problème si ce n'est une honte lorsque les petits nous assaillaient de questions auxquelles je ne savais pas bien répondre. Cela n'a pourtant pas fait barrière au lien étroit qui s'est créé entre nous tous, presque instantanément. Dès notre arrivée à la gare, nous sommes partis faire des courses pour acheter de quoi manger... Sous les cerisiers! Si à Kyôto ceux-ci commençaient tout juste à fleurir, ceux de Takamatsu étaient tout en beauté et en couleurs. Notre premier Hanami (花見), donc, pour de vrai.



Les journées s'écoulaient comme ça, dans notre famille : un petit déjeuner en vitesse, et puis l'on se concertait rapidement sur le programme de la journée. Mais cela n'avait que peu d'importance, car en réalité les moments les plus simples étaient ceux qui nous rapprochaient le plus. Jouer avec les garçons, leur tenir la main, chanter dans la voiture...
Nous discutions sans cesse avec Yoko de tous les sujets possibles, pendant que Masa et Shûta (le charmant cousin des petits) nous écoutaient dans un silence religieux. Ces petits instants fragiles et précieux que l'on partage d'habitude avec ses proches, sa famille, nous les partagions avec eux comme si nous nous connaissions depuis toujours. Même sans toujours se comprendre, nous riions beaucoup, chantions, jouions dès que nous en avions l'occasion. A la tombée de la nuit, le grand lac près de la maison reflétait les couleurs bleutées du ciel, l'horizon sans rien pour l’encombrer.




Dans le centre de la ville, nous avons pu visiter le Parc Ritsurin (栗林公園). On m'en avait dit beaucoup de bien mais je n'en attendais pas tant. Du genre "le rêve nippon", les estampes, tout le tralala, mais en vrai. Les pins, de mille variétés, un grand lac bleu-vert, une petite plage avec patio traditionnel, un pont rouge et une jolie grue pour se poser au milieu de tout ça. Que dire.
Le jour suivant nous avons retrouvé Ayaka et Takahiro, nos amis depuis notre rencontre à Tours l'été dernier. Nous nous sommes promenés autour du port de la ville. Au fond d'un vieux hangar, un petit café original, des boutiques de design et quelques friperies. Une fois dans la voiture, un petit coup d’œil vers la mer en écoutant ensemble "Therru no Uta".




Les jours passaient trop vite. Les petits étaient déjà devenus nos petits frères, Shûta un fiancé potentiel, Yoko et Masa de réels amis. Mais il fallait bien envisager la fin de ce séjour. Nous avons fait un tour tous ensemble au centre des dauphins de Takamatsu. En plein air, une surface flottante nous emmenait jusqu'aux dauphins. Au bord de l'eau, au soleil, nous pouvions les caresser s'ils se rapprochaient un peu. Revenus sur la terre ferme, nous nous sommes mis à la recherche des Uguisu qui chantaient dans la montagne.


Au matin du dernier jour, nous tentions de garder la bonne humeur, mais les garçons ne pouvaient pas s'empêcher de tirer des mines d'enterrement. On a du s'y mettre à plusieurs pour pouvoir les dérider un peu! Avant de se rendre à la gare des bus, un petit crochet au Pachinko pour prendre un joli Purikura tous ensemble. Et puis, à la gare, Ayaka était venue aussi. Au moment de se dire au revoir, mon cœur me faisait si mal que je ne pouvais pas retenir mes larmes. Les petits pleuraient aussi, ça c'était le pire. Il a fallu garder le sourire, les embrasser tous en leur promettant de revenir l'an prochain. Et puis le bus est parti à toute berzingue, sans que je puisse oublier les derniers mots de Sail : 「またきてね。」

"Vous reviendrez, hein?"


Maud

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lundi 13 mai 2013

Japon, première rencontre : Kyôto (京都)



Nous sommes arrivés au Japon un beau jour de Mars, le 28 exactement, en fin d'après-midi. Mes premiers pas au dehors d'un bâtiment fut ceux que je parcourus hors de la gare de Kyôto, pour rejoindre la voix des taxis. La nuit était déjà tombée, et c'est avec un visage tout en lumière et tout en modernité que Kyôto m'est apparue pour la première fois. Les lumières de la gare luisaient sur la carrosserie noire et lisse des taxis japonais, si élégants dans leur look des années 50. Le moteur démarre, et le paysage de nuit défile sous mes yeux. La rive du fleuve Kamo et les restaurants illuminés sur la berge, et puis, la petite maison qui a accueillis.

Au premier matin, je me suis levée de mon futon pour aller jeter un coup d’œil au petit balcon de notre chambre. Le vent soufflait paisiblement sur les petites maisons de notre quartier. J'entendais des enfants jouer dans la rue adjacente, un chien aboyer au loin, un uguisu chanter. Dans le lointain, et tout autour, la montagne verdoyante. Ses arbres touffus que le vent fait danser. Ce paysage, c'est celui que j'avais attendu de voir depuis si longtemps.



Cette semaine à Kyôto fut mémorable pour ses découvertes. Culinaires, d'abord : nous avons pu goûter aux mets de l'île d'Okinawa, au Sukiyaki qui me manque déjà terriblement, et puis bien sûr les sushi et autres sashimi que nous avons dégusté en grand nombre. Et puis, il y a le centre de la ville, ses nombreuses galeries marchandes mais surtout ses petites rues où l'on se faufile pour découvrir une rivière, un temple shinto, ou encore une suite de petits restaurants. Le Japon est un pays où il est bon de se perdre. C'est ainsi que l'on peut découvrir son charme réel, celui que les mots ne peuvent que brièvement exprimer.
J'avais pourtant vu une centaine de reportages, des dizaines d'articles qui vantaient avec passion la singularité de ce pays, la splendeur de ses paysages, la magnificence de ses temples. Mais le voir est une tout autre chose.






"Renversant de beauté". C'est ce que j'ai répondu aux gens qui me demandaient à quoi ça ressemblait, la province japonaise. Nous avons passé une journée à Nara, ancienne capitale du Japon, et plus particulièrement au grand parc du Todaï-ji, connu pour son Grand Bouddha et les nombreux cerfs shika qui s'y promènent en liberté. Le Todaï-ji, donc, est un immense temple bouddhiste dont la construction débuta en l'an 752. Il est divisé en plusieurs "salles", donc le Nigatsu-dô ou encore la Salle du Grand Bouddha, qui comme son nom l'indique, abrite un Daibutsu-den dont la taille atteint presque quinze mètres.





Que ce soit à Nara ou à Kyôto, j'avais toujours ce sentiment délicieux que peu importe où je posais les yeux, j'aurais pu en faire une peinture. Ce que pour les habitants peut paraître d'une banalité sans nom, était pour ma famille et moi un régal pour les yeux et pour le cœur. Pourrais-je expliquer la fascination que ce pays suscite par l'exotisme qu'il renvoie, ou par quelque chose de plus subtil? Je ne saurais trop dire, si ce n'est que la magie opère.

Avant de me rendre au Japon, je craignais d'être déçue. Je ne pouvais que constater l'émerveillement de ceux qui s'y étaient rendus, mais mes attentes étaient si grandes que je redoutais mes premières impressions une fois là-bas. Mais il m'a suffit de quelques heures pour juger par moi-même, et pouvoir confirmer tout qui m'avait été dit sur le Japon : Sa beauté est sans équivoque.




Maud

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samedi 20 avril 2013

Everland & dernières nouvelles


Entrée de 조계사, présenté dans le prochain article :)


Nous sommes désormais à Tôkyô dans l'arrondissement Sumida-ku, au Nord-Est de la ville, et nous dormons à la Guest House Khaosan Kyôto Samuraï :) Depuis notre dernier article à propos du dernier clip de Phoenix à l'occasion du titre phare de leur dernier album, plus d'un mois est passé, au cours duquel moultes péripéties ont eu lieu. Péripéties qui ont fait germer en moi pleins d'idées de sujets à évoquer sur HoneySky !
Je vais diviser toutes ces nouvelles en trois grandes parties divisées en plusieurs articles. Tout d'abord, je vais vous parler du mois de Mars au cours duquel le beau temps nous a permis de découvrir (ou redécouvrir) les trésors de Séoul ! En effet, nous avons reçu la visite d’une amie française, Laurine, puis celle de nos parents. Bonne occasion pour moi donc de vous refaire un petit tour d’horizon !
Avant l’arrivée de Laurine, nous sommes parties avec Judy, étudiante française d’HUFS avec qui nous sommes amies depuis le début de notre aventure, visiter le parc d’attraction Everland. 



Situé à Yongin, en dehors de Seoul, nous avons décidé de nous laisser deux jours pour le visiter. Vous souhaitez savoir si ce parc vaut la peine d’être visité ? En voici la réponse !

En Août 2011, nous avions déjà visité le formidable parc d’attraction Lotte World, situé à Jamsil au sud du fleuve Han. Pour commencer, Everland contrairement à Lotte World se situe à 1h de la ville si on compte le shuttle bus qui nous amène devant l’entrée du parc. Le fait qu’il soit excentré amène un charme qui m’a beaucoup plu : la nature. Le site étant placé sur plusieurs collines joliment boisées, la vue et les paysages sont parfois saisissants. Oui, je me répète mais nous sommes amoureuses de la campagne coréenne et de ses couleurs!


Une des vues sur le parc

Bref, le premier jour nous n’étions pas trop d’humeur pour les loopings, et nous nous sommes donc tournées vers le Zoo du Parc et son Safari, que j'ai trouvé vraiment parfait fait. Rien à dire donc, très bon endroit à visiter, certainement la partie la plus sympa du parc si vous souhaitez simplement vous promenez tranquillement en admirant pleins de jolies bébêtes. Nous avons eu un coup de cœur pour une espèce particulière, le Rhinopithèque de Roxellane, en anglais "Golden snub-nosed monkey", charmants primates à la fourrure étincelante et aux grands yeux noirs à vous faire fondre le cœur.


Gros câlin familial

Comme à DisneyLand, le Parc est divisé en plusieurs parties avec différentes ambiances ou époques. Les années 70 aux Etats Unis, la Hollande, la Vallée perdue, ou encore le Village Alpin que nous avons visité après notre visite du Zoo. Après tout cela, notre lever aux aurores nous a poussées à rentrer illico à "Home Bridge", notre hôtel. Sincèrement, c'est de loin l'un des endroits les plus sinistres où j'ai pu dormir de toute ma vie. De loin on croirait presque le Manoir Hanté des 1001 fantômes. Sauf que c'était bien un hôtel. Des couloirs déserts, de petites vitres qui laissent à peine entrevoir les arbres de la forêt (absolument lugubre de nuit). J'ai attrapé un gros mal de gorge cette nuit-là, et j'ai dû me lever pour aller chercher de l'eau chaude au dispensaire à l'autre bout du couloir. Un vrai remake de "The Shining". Dans la chambre, la télé m'empêchait de trop m'attarder sur les écritures sur les murs, le trou dans la porte des toilettes qui se bloquait lorsqu'on la fermait vraiment, ou encore sur le manque criant de décoration qui aurait pu, éventuellement, ajouter un peu de chaleur à l'atmosphère.


Notre joli petit hôtel

Au petit matin, nous nous sommes motivées pour tester les attractions à sensation, et nous n'avons pas été déçues! Même si Everland s'adresse clairement plus aux familles qu'aux jeunes et aux bandes d'amis, la qualité des attractions était bien là. Notre journée a été aussi réussie que la première! Le seul bémol fut qu'il y avait assez peu de monde en dehors de pas mal d'enfants accompagnés de leurs parents. Comme je m'en doutais, après la rentrée il y avait peu de chances de voir des groupes de jeunes (surtout un Lundi). Nous avons d'ailleurs été surprises de constater qu'il y avait un grand nombre de papas seuls (tous d'environ une trentaine d'années), entourés par leurs mômes. Pour un pays majoritairement macho, je dis bravo! et ça rime en plus.
Pour conclure, si vous n'avez pas le temps de vous éloigner de la ville, Lotte World fait très bien l'affaire. Mais c'est malgré tout un bon parc, doté d'une bonne ambiance, et d'un staff sympathique. C'est donc très complet avec largement de quoi s'occuper.

A suivre dans le prochain article,
les merveilles de Changdeokgung (창덕궁) et de Jogyesa (조계사)!


Maud


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dimanche 25 novembre 2012

Notre premier VLOG ヾ(@°▽°@)ノ





Enfin, la première vidéo de notre Vlog est uploadée :)
Nous l'avons consacrée à un quartier que nous venons à peine de découvrir, Buamdong (부암동).
N'hésitez pas à regarder la vidéo sur Youtube,
elle est dispo en Full HD avec sous-titres en français en sus (^ - ^)
On vous laisse découvrir, en espérant que ça vous plaise !!!



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dimanche 11 mars 2012

Ou pourquoi Miyazaki est mon dieu



Hier, sur le merveilleux site Topito, je suis tombée sur un top 10 des meilleurs films de Miyazaki. Tâche difficile, ma foi. Cela m'a donné envie de vous parler de notre passion pour Miyazaki et les Studios Ghibli. Nous ne sommes certainement pas les premières à apprécier leur travail, et certainement pas les dernières. Il y a énormément à dire à leur propos, et je pourrais en réalité en parler pendant des heures tant chaque film est complexe et passionant. Mais au lieu de vous faire un pavé sur ce que je pense de tout ça, je préfère vous faire un petit top 3 de nos Miyazaki préférés! Let's go. 



1. Le Voyage de Chihiro

J'ai vu ce film la première fois lorsque j'avais 7 ans. Pour dire que c'est un peu précoce vu certains aspects effrayants voir violents du film. Mais pourtant, je n'ai pas le souvenir d'avoir été choquée. Au contraire, je me souviens que par la suite, j'écrivais à la craie les kanjis présents sur l'affiche du film sur les murs de ma maison. C'était déjà un coup de coeur. Donc, c'est l'histoire d'une petite fille de notre époque, Chihiro, qui déménage avec ses parents. Avec eux, elle découvre un étrange lieu, des bains laissés à l'abandon. Et le monde bascule. 
Le Voyage de Chihiro, Spirited Away, Sen to Chihiro no Kamikakushi, trois titres qui n'ont pas le même sens, mais qui abordent trois aspects différents du film. Le Voyage de Chihiro aborde avec une poésie boulversante l'histoire d'une vie, de la vie. Son âpreté comme sa douceur. C'est un message aux futures générations pour rester soi-même et évoluer dans une société de plus en plus hostile. On y voit Chihiro mûrir, comprendre, découvrir quelque chose en elle. Et avec sa naïveté initiale et son courage, elle parvient à changer l'environnement dans lequel elle se trouve, à adoucir les coeurs. Et même, à vivre son premier amour avec l'esprit d'une rivière, Haku. Sans mensonges aucun, ce film nous apprend quelque chose, nous fait regarder à l'intérieur de nous-même. Et c'est sans parler de la mise en scène, des couleurs, des décors, des personnages, et encore plus, de la musique magique de Joe Hisaishi (je ne peux pas m'empêcher de pleurer à chaque fois que j'entends l'air de "Le sixième gite d'étape".)
Bref, si vous n'avez pas encore vu ce chef d'oeuvre de l'animation japonaise et mondiale, hâtez vous!



2. Princesse Mononoké 

 Princesse Mononoké se déroule à l'époque féodale du Japon. Un jeune homme nommé Ashitaka a été possédé par un démon. Il quitte son village natal pour partir à la recherche du Dieu Cerf, lui seul pouvant le délivrer de la malédiction. Il arrive dans un village de forgerons où Dame Eboshi, la "maitresse" des lieux, prévoit de raser la forêt. Au coeur des arbres et des kodamas vit une jeune femme élevée par des loups, qui a juré de faire payer les humains pour cet affront. Ce film possède une force incroyable. Nous sommes très rapidement emportés par cette fable écologique, avec des paysages à couper le souffle, une forêt inquiétante et majestueuse. Tout cela avec l'oeuvre de Joe Hisaishi comme d'habitude, qui donne une ampleur et une magie à l'oeuvre de façon spectaculaire. En alternant scènes de guerre et scènes de communion avec la nature, on s'attache au couple San et Ashitaka, en quelque sorte les Roméo et Juliette de Ghibli, partagés entre deux mondes, avec le vain espoir qu'ils puissent être en paix. Il est impossible de ne pas se sentir transportés et envoutés par l'univers très complet que Miyazaki nous offre ici. 



3. Le Château Ambulant

Le Château Ambulant est l'adaptation du roman anglais "Le Château de Hurle". Il raconte l'histoire d'une jeune fille peu sûre d'elle même, Sophie, qui, un beau jour, est ensorcelée par la Sorcière des Landes. Son corps vieillit alors d'une bonne cinquantaine d'années, et là voila sous la forme d'une petite vieille. Sans savoir quoi faire, elle part dans les landes et s'introduit dans le château de Hauru -le nom japonais de Hurle- en son absence. Commencent alors leurs aventures. Le Château Ambulant est un film très profond sur la nature de l'homme, ses faiblesses incarnées par de nombreux personnages comme Hauru, la mère de Sophie, la sorcière. Cependant, comme dans tout Miyazaki, rien de grave là-dedans. On est avant tout emmenés dans une belle histoire de sorcières, de démons (Calcifer RPZ), d'incantations et bien sûr, d'amour. Bien que le film soit très axé sur Hauru, tout est articulé par le sortilège de Sophie, et la maturité que l'expérience lui procure. C'est un film très romantique, épique, et vraiment unique. Je le conseille plus que vivement.  

Voilà, je vous conseille bien sûr aussi tous les autres films du Studio Ghibli, en passant par le Château dans le Ciel, Nausicaa et la Vallée des Vents, Porco Rosso, Mon voisin Totoro, Pompoko, La Colline aux Coquelicots, Ponyo sur la Falaise, Arrietty et les Chapardeurs....Ah, et parlant d'Arrietty, j'ai eu la grande chance de voir Cécile Corbel, la jeune harpiste bretonne qui a composé la magnifique OST du film! Alors, je vous fais partager ce doux moment de bonheur^^.

L'OST d'Arrietty, par Cécile Corbel. (live @Les Studios de Tours)



See you soon !


Lilas


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lundi 11 avril 2011

Août 2011 ♧ Le projet mis en marche !



Cela faisait des années que nous prévoyions un voyage au Japon, et depuis quelques temps, en Corée. Comme dit précédemment, le prix du Yen ayant quasiment doublé depuis le début de notre projet, nous avons changé nos plans : en Août 2011, la Corée sera à l'honneur. Avec l'aide de nos amis coréens, petit à petit, nous avons élaboré le plan de notre voyage. Tout d'abord, nous espérions pouvoir visiter l'île de Jeju, Busan, la campagne... Mais par manque de temps et de moyens, nous resterons finalement dans le périmètre de Seoul (et peut-être un peu plus loin, avec de la chance?). Au moins, cela nous permettra de découvrir la ville au maximum ! Nos petits calepins sont de sortie, et nous harcelons chacun de nos amis pour savoir quel est, selon eux, le plus joli quartier à visiter. Les avis divergent, en attendant, on essayer de prononcer au mieux et de se demander paisiblement : A quoi ça ressemble, en vrai, Seoul?


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Lilas

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