Petites péripéties d'un séjour en Asie de l'Est
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lundi 2 septembre 2013

Retour à la vie française



L'automne est bientôt de retour.  

Il y a un an, Lilas et moi nous préparions doucement à notre départ de Corée, pleines d'impatience et d'excitation. Avec des valises pleines à craquer, nous sommes revenues en France le cœur léger. Si la semaine qui a précédé notre départ a été longue en adieux et en rangements en tout genre, les deux derniers jours sont passés comme une flèche. La veille de notre départ, nous avons revu l'un de nos meilleurs amis. Après un petit italien, deux heures au Coffine Gurunaru du coin, nous nous sommes dit "A demain" avant le grand départ où il nous accompagnait (et c'est peu dire, vu l'aide qu'il nous a procuré ;)). Une fois dans le Maeul Bus (마을버스, bus de quartier), nous nous sommes retrouvées seules. Nos visages n'étaient illuminés que par les lumières de la ville, au dehors. Le chauffeur avait laissé sa musique allumée assez fort, comme ça leur arrive souvent.

Daegu sous la neige, Janvier 2013

  Comme lors de ces matins glaciaux de l'hiver où, agrippée fermement aux poignées du plafond, je trouvais réconfort dans les mélodies qui s’échappaient de la radio du chauffeur. C'était souvent de vieilles chansons. Les Beatles ou encore Park Sang Min (박상민). Au dehors, un paysage blanc où la lumière du jour n'avait pas encore émergée. Le sommet des buildings à peine distinguables dans la brume. Le même sentiment m'envahit ce soir du 11 Juillet, alors que la nuit avait envahit ce même ciel. Mais cette fois, c'était la voix suave de Frank Sinatra qui caressa nos oreilles, avec son titre phare "My Way". Mon cœur s'était alors envahit d'une grande émotion, sans la moindre once de tristesse ou de détresse malgré mon départ imminent. Seulement la nostalgie, de ces jours passés ici, et l'affection toute particulière que j'avais développée pour ce paysage urbain qui pourtant ne me ressemble pas. La reconnaissance, aussi, envers mes amis mais aussi envers les gens, n'importe lesquels, avec qui nous avions pu échanger un regard, un sourire. Tout ceux qui m'ont poussés vers l'idée qu'en le voulant un peu, nos idées et nos sentiments n'ont pas de frontières.
Cela me rappelle les paroles de la chanson "Métis" de Gaël Faye : "Quand deux fleuves se rencontrent, ils n'en forment plus qu'un ; Et par fusion nos cultures deviennent indistinctes. Elles s'imbriquent et s'encastrent pour ne former qu'un bloc d'humanité." Le temps passé là-bas n'était pas tant un voyage d'initiation, une expérience, qu'une tranche de ma vie plus intense que les autres. J'étais là-bas comme chez moi.


  Sept semaines plus tard, nous sommes sur le point de commencer une nouvelle aventure, mais cette fois bien plus près de chez nous. Nous sommes inscrites en Licence de Japonais et en DU de Coréen à l'Université Montaigne Bordeaux 3! :) Tout est en place, et notre emménagement est imminent. Jusqu'ici, je n'ai pas beaucoup repensé à toute cette année car il a fallu que je reprenne mes marques. J'ai retrouvé ma famille, mes amis, le bord de mer, mes chats, ma petite maison. Et mon cher quotidien bien français. J'ai réalisé que là-bas, j'étais parfois très angoissée par toutes les responsabilités du quotidien, les changements de logement, l'organisation de tout (il faut dire que je suis facilement stressée!).

  Il y avait aussi cette pression que je m’infligeais pour trouver des activités qui pourraient enrichir mon expérience professionnellement, par peur des jugements que certains accordent aux années à l'étranger en solitaire. Une fois rentrée chez moi, me léchant les babines devant un bon plat, entourée de tout ce qui m'est cher et familier, j'avoue avoir pris du plaisir à relâcher la pression. Ici, le ciel est très bleu, et je me rappelle les mots de mes amis coréens à ce propos. "Le ciel est haut", qu'ils me disaient. Et je ne sais pas si c'est parce que, mon rêve, notre rêve à Lilas et moi est désormais accompli. Oui, c'est peut-être pour ça que le ciel me paraît plus vif. C'est maintenant une autre destination qui s'offre à nous, la suite de l'histoire. Car je le dis avec joie, tout reste à faire!



En complément, cette vidéo de ma création (à regarder en HD), si précieuse à mes yeux car elle peut illustrer tous les articles de ce blog à la fois. C'est un voyage, une partie de notre vie que nous partageons dans cette vidéo. Ces petits instants de rien qui font toute la beauté d'un souvenir. En espérant qu'elle vous plaise! 

Maud



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lundi 13 mai 2013

Japon, première rencontre : Kyôto (京都)



Nous sommes arrivés au Japon un beau jour de Mars, le 28 exactement, en fin d'après-midi. Mes premiers pas au dehors d'un bâtiment fut ceux que je parcourus hors de la gare de Kyôto, pour rejoindre la voix des taxis. La nuit était déjà tombée, et c'est avec un visage tout en lumière et tout en modernité que Kyôto m'est apparue pour la première fois. Les lumières de la gare luisaient sur la carrosserie noire et lisse des taxis japonais, si élégants dans leur look des années 50. Le moteur démarre, et le paysage de nuit défile sous mes yeux. La rive du fleuve Kamo et les restaurants illuminés sur la berge, et puis, la petite maison qui a accueillis.

Au premier matin, je me suis levée de mon futon pour aller jeter un coup d’œil au petit balcon de notre chambre. Le vent soufflait paisiblement sur les petites maisons de notre quartier. J'entendais des enfants jouer dans la rue adjacente, un chien aboyer au loin, un uguisu chanter. Dans le lointain, et tout autour, la montagne verdoyante. Ses arbres touffus que le vent fait danser. Ce paysage, c'est celui que j'avais attendu de voir depuis si longtemps.



Cette semaine à Kyôto fut mémorable pour ses découvertes. Culinaires, d'abord : nous avons pu goûter aux mets de l'île d'Okinawa, au Sukiyaki qui me manque déjà terriblement, et puis bien sûr les sushi et autres sashimi que nous avons dégusté en grand nombre. Et puis, il y a le centre de la ville, ses nombreuses galeries marchandes mais surtout ses petites rues où l'on se faufile pour découvrir une rivière, un temple shinto, ou encore une suite de petits restaurants. Le Japon est un pays où il est bon de se perdre. C'est ainsi que l'on peut découvrir son charme réel, celui que les mots ne peuvent que brièvement exprimer.
J'avais pourtant vu une centaine de reportages, des dizaines d'articles qui vantaient avec passion la singularité de ce pays, la splendeur de ses paysages, la magnificence de ses temples. Mais le voir est une tout autre chose.






"Renversant de beauté". C'est ce que j'ai répondu aux gens qui me demandaient à quoi ça ressemblait, la province japonaise. Nous avons passé une journée à Nara, ancienne capitale du Japon, et plus particulièrement au grand parc du Todaï-ji, connu pour son Grand Bouddha et les nombreux cerfs shika qui s'y promènent en liberté. Le Todaï-ji, donc, est un immense temple bouddhiste dont la construction débuta en l'an 752. Il est divisé en plusieurs "salles", donc le Nigatsu-dô ou encore la Salle du Grand Bouddha, qui comme son nom l'indique, abrite un Daibutsu-den dont la taille atteint presque quinze mètres.





Que ce soit à Nara ou à Kyôto, j'avais toujours ce sentiment délicieux que peu importe où je posais les yeux, j'aurais pu en faire une peinture. Ce que pour les habitants peut paraître d'une banalité sans nom, était pour ma famille et moi un régal pour les yeux et pour le cœur. Pourrais-je expliquer la fascination que ce pays suscite par l'exotisme qu'il renvoie, ou par quelque chose de plus subtil? Je ne saurais trop dire, si ce n'est que la magie opère.

Avant de me rendre au Japon, je craignais d'être déçue. Je ne pouvais que constater l'émerveillement de ceux qui s'y étaient rendus, mais mes attentes étaient si grandes que je redoutais mes premières impressions une fois là-bas. Mais il m'a suffit de quelques heures pour juger par moi-même, et pouvoir confirmer tout qui m'avait été dit sur le Japon : Sa beauté est sans équivoque.




Maud



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samedi 20 avril 2013

Everland & dernières nouvelles


Entrée de 조계사, présenté dans le prochain article :)


Nous sommes désormais à Tôkyô dans l'arrondissement Sumida-ku, au Nord-Est de la ville, et nous dormons à la Guest House Khaosan Kyôto Samuraï :) Depuis notre dernier article à propos du dernier clip de Phoenix à l'occasion du titre phare de leur dernier album, plus d'un mois est passé, au cours duquel moultes péripéties ont eu lieu. Péripéties qui ont fait germer en moi pleins d'idées de sujets à évoquer sur HoneySky !
Je vais diviser toutes ces nouvelles en trois grandes parties divisées en plusieurs articles. Tout d'abord, je vais vous parler du mois de Mars au cours duquel le beau temps nous a permis de découvrir (ou redécouvrir) les trésors de Séoul ! En effet, nous avons reçu la visite d’une amie française, Laurine, puis celle de nos parents. Bonne occasion pour moi donc de vous refaire un petit tour d’horizon !
Avant l’arrivée de Laurine, nous sommes parties avec Judy, étudiante française d’HUFS avec qui nous sommes amies depuis le début de notre aventure, visiter le parc d’attraction Everland. 



Situé à Yongin, en dehors de Seoul, nous avons décidé de nous laisser deux jours pour le visiter. Vous souhaitez savoir si ce parc vaut la peine d’être visité ? En voici la réponse !

En Août 2011, nous avions déjà visité le formidable parc d’attraction Lotte World, situé à Jamsil au sud du fleuve Han. Pour commencer, Everland contrairement à Lotte World se situe à 1h de la ville si on compte le shuttle bus qui nous amène devant l’entrée du parc. Le fait qu’il soit excentré amène un charme qui m’a beaucoup plu : la nature. Le site étant placé sur plusieurs collines joliment boisées, la vue et les paysages sont parfois saisissants. Oui, je me répète mais nous sommes amoureuses de la campagne coréenne et de ses couleurs!


Une des vues sur le parc

Bref, le premier jour nous n’étions pas trop d’humeur pour les loopings, et nous nous sommes donc tournées vers le Zoo du Parc et son Safari, que j'ai trouvé vraiment parfait fait. Rien à dire donc, très bon endroit à visiter, certainement la partie la plus sympa du parc si vous souhaitez simplement vous promenez tranquillement en admirant pleins de jolies bébêtes. Nous avons eu un coup de cœur pour une espèce particulière, le Rhinopithèque de Roxellane, en anglais "Golden snub-nosed monkey", charmants primates à la fourrure étincelante et aux grands yeux noirs à vous faire fondre le cœur.


Gros câlin familial

Comme à DisneyLand, le Parc est divisé en plusieurs parties avec différentes ambiances ou époques. Les années 70 aux Etats Unis, la Hollande, la Vallée perdue, ou encore le Village Alpin que nous avons visité après notre visite du Zoo. Après tout cela, notre lever aux aurores nous a poussées à rentrer illico à "Home Bridge", notre hôtel. Sincèrement, c'est de loin l'un des endroits les plus sinistres où j'ai pu dormir de toute ma vie. De loin on croirait presque le Manoir Hanté des 1001 fantômes. Sauf que c'était bien un hôtel. Des couloirs déserts, de petites vitres qui laissent à peine entrevoir les arbres de la forêt (absolument lugubre de nuit). J'ai attrapé un gros mal de gorge cette nuit-là, et j'ai dû me lever pour aller chercher de l'eau chaude au dispensaire à l'autre bout du couloir. Un vrai remake de "The Shining". Dans la chambre, la télé m'empêchait de trop m'attarder sur les écritures sur les murs, le trou dans la porte des toilettes qui se bloquait lorsqu'on la fermait vraiment, ou encore sur le manque criant de décoration qui aurait pu, éventuellement, ajouter un peu de chaleur à l'atmosphère.


Notre joli petit hôtel

Au petit matin, nous nous sommes motivées pour tester les attractions à sensation, et nous n'avons pas été déçues! Même si Everland s'adresse clairement plus aux familles qu'aux jeunes et aux bandes d'amis, la qualité des attractions était bien là. Notre journée a été aussi réussie que la première! Le seul bémol fut qu'il y avait assez peu de monde en dehors de pas mal d'enfants accompagnés de leurs parents. Comme je m'en doutais, après la rentrée il y avait peu de chances de voir des groupes de jeunes (surtout un Lundi). Nous avons d'ailleurs été surprises de constater qu'il y avait un grand nombre de papas seuls (tous d'environ une trentaine d'années), entourés par leurs mômes. Pour un pays majoritairement macho, je dis bravo! et ça rime en plus.
Pour conclure, si vous n'avez pas le temps de vous éloigner de la ville, Lotte World fait très bien l'affaire. Mais c'est malgré tout un bon parc, doté d'une bonne ambiance, et d'un staff sympathique. C'est donc très complet avec largement de quoi s'occuper.

A suivre dans le prochain article,
les merveilles de Changdeokgung (창덕궁) et de Jogyesa (조계사)!


Maud



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dimanche 10 mars 2013

"Entertainment" ~ Une agréable surprise





Sachant que le nouvel album de Phoenix approchait à grands pas, je m'étais replongée ces dernières semaines dans les très bonnes chansons "Everything is Everything" ou "If I ever feel better", que j'écoutais il y a déjà presque dix ans. Depuis que je vis en Corée, les chansons qui rythment mon quotidien sont pour la majorité des chansons que j'entends dans des cafés indépendants et que je peux retrouver grâce à l'application Musique de Naver. Les chansons diffusées sont généralement des chansons indie ou bien des chansons occidentales qui datent déjà. Ça fait vraiment du bien de pouvoir entendre des chansons qui correspondent à mes goûts dans les espaces publics, chose qui arrive difficilement en France.

Bref, pour revenir à Phoenix. Curieuse de leurs nouvelles créations, je vois alors qu'est déjà mis en ligne le clip de leur toute nouvelle chanson, "Entertainment".
Je tombe alors des nues quand, soudainement, des images évoquant le Pays du Matin Calme s'imposent à ma vue. Bien que la Corée du Sud soit devenue plus connue du grand public ces dernières années, le lien entre Phoenix et la Corée me paraissait jusqu'à cet instant compromis d'une quelconque façon.


Les trois dimensions

Le clip met en scène plusieurs histoires sentimentales se déroulant dans trois dimensions différentes : la période Joseon, le Séoul d'aujourd'hui, et la Corée du Nord. Une star de Kpop dans un monde, soldat nord-coréen dans un autre, général de l'armée royale dans le dernier.
Tout d'abord, ce clip est de toute évidence un pastiche des dramas, ces histoires farfelues et kitch, surjouées et prévisibles qui sont devenues si populaires pour tant d'internautes récemment. C'est, selon moi, la story line du clip, en lien avec le nom du tube: "Entertainment".

Ma surprise en découvrant le clip était aussi dûe au fait que c'était un choix très particulier de thème, le monde de l'entertainment asiatique et en particulier coréen, étant ignoré par plus d'un. Mais je pense que c'est en grande partie car Phoenix est réellement connu aux Etats-Unis, contrairement à sa popularité en France, qui reste très limitée.  Or, aux Etats-Unis, la communauté américano-coréenne étant bien ancrée et ayant largement aidé à la diffusion du divertissement Séoulite, l'internaute américain aura beaucoup plus de chance de comprendre les références exprimées ici que le français lambda.

J'ai vu sur plusieurs sites relatant l'information de ce clip, définir le clip comme se déroulant en "Asie", dans un "pays imaginaire", un "pays ressemblant à la Corée". Ce qui est surprenant car le clip est purement et exclusivement coréen dans sa représentation. Mais il faut croire que la Corée est encore trop ignorée pour qu'elle inspire quelque chose de fondé à la plupart des gens, ce qui peut se comprendre, mais qui reste très dommage.

Le Palais Changdeok

Car ce clip m'a en réalité vraiment ému, et c'est d'ailleurs pour cela que j'écris un article aussi long x).
Car il exprime, au delà de sa parodie de l'entertainment en question, un décalage, un contraste entre ces trois univers qui constituent la Corée dans son ensemble. Et c'est un paradoxe auquel on est confrontés quotidiennement. Aller dans des lieux centenaires, sentir la force et la fragilité des choses ; puis être confrontés à la superficialité et au conformisme de la capitale tandis que ce jour du 11 Mars annonce la fin du pacte de non-agression entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. La Corée est un paradoxe, une réalité surréaliste, sombre et claire à la fois, dans laquelle j'oublie parfois vivre au quotidien.

Derrière un aspect purement "distrayant" et évoquant le monde du divertissement sud-coréen à son apogée, j'y ai vu aussi une vision intéressante de la Corée du Sud. Je vous encourage donc  à le visionner le plus vite possible, sachant que, je n'en ai même pas parlé, la chanson est absolument géniale!

Alors profitez, ça fait du bien aux oreilles et aux yeux! ^o^

A très vite pour un nouvel article ;)

Lilas




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vendredi 1 mars 2013

La vie en Corée : La musique & les gens


Après trois mois d’absence  le temps et la motivation dû au retour imminent du printemps, j'ai eu envie de faire un nouveau Vlog! :) Je ne savais absolument pas par quoi commencer, sachant qu'il y a des centaines de choses dont nous avons envie de parler par rapport à notre quotidien, à ce que nous vivons, à la Corée en elle-même. J'ai réalisé qu'en pensant à la Corée, mes pensaient allaient instinctivement vers les gens, et la musique. Nous avons des marques d'attention, des sourires de la part des coréens chaque jour, et je voulais parler de cette joie quotidienne. Puis, enfin, de la musique ici, de ce que les jeunes écoutent surtout. Dans la description de cette vidéo, vous pourrez trouver parmi nos chansons et groupes favoris coréens. Bon visionnage, et prenez soin de vous :)

Maud



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dimanche 25 novembre 2012

Notre premier VLOG ヾ(@°▽°@)ノ





Enfin, la première vidéo de notre Vlog est uploadée :)
Nous l'avons consacrée à un quartier que nous venons à peine de découvrir, Buamdong (부암동).
N'hésitez pas à regarder la vidéo sur Youtube,
elle est dispo en Full HD avec sous-titres en français en sus (^ - ^)
On vous laisse découvrir, en espérant que ça vous plaise !!!




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vendredi 9 novembre 2012

The Beginning



Nous sommes enfin en Corée du Sud! Censées partir le 6 Novembre, quatre délicieuses heures coincées sur le périph' parisien nous ont empêché d'attraper notre avion, à notre plus grand ravissement. Une fois le vol modifié, nous étions prêtes le Jeudi qui suivit. Direction SEOUL INCHEON et plus de dix heures d'avion à la clé. C'était long, très long, mais nous y sommes parvenues. Le plus bel instant de notre voyage : Le lever de soleil au-dessus de Pékin et le petit matin sur la Corée.


Partir n'était pas facile, mais se retrouver là-bas et savoir y être pour longtemps l'a été encore moins. Arrivées à l'aéroport, nous avons loué un téléphone chez LG en attendant de recevoir nos Alien Card (équivalent de la carte de résident étranger) et de pouvoir prendre un forfait local. 
Alors que nous pensions à un moyen de parvenir à notre Guest House, six ou sept 아저씨 (Ajeosshi  : hommes d'âge mur) nous ont harcelées tour à tour pour nous convaincre de prendre leurs taxis, un petit sourire séducteur aux lèvres (charmant). Le malaise s'installe et on s'empresse de sortir pour attendre notre Limousine Bus ; Les Limousine Bus ce sont des cars qui sillonnent Seoul pour déposer les gens qui viennent d'Incheon. C'est pas cher du tout et bien pratique! ; La fraîcheur est bien là à l’extérieur, et on se félicite de s'être bien couvertes. Les chauffeurs nous aident gentiment, et c'est parti pour 40 bonnes minutes de trajet. Je n'ai pas de photos de ce moment-là,  puisqu'au bord de l'évanouissement, mais nous avions une très jolie vue sur Seoul, sur les arbres d'automne aux couleurs vives et sur le bras de mer qui sépare Incheon de Seoul. Une fois descendues du bus, nous pensions notre calvers terminé. Que neni ! Les bras en sang, on tente vainement de tirer nos valises vers le métro pour pouvoir parvenir à notre logement. Mais une gentille dame nous arrête et nous demande où est-ce que nous souhaitons nous rendre.


Je lui explique, et elle s'empresse de nous convaincre que nous devons prendre un taxi plutôt que le métro. Sans attendre, elle se jette sur la voie et arrête un taxi avant de balancer nos valises à l'arrière d'une main (ou presque). Elle nous fait comprendre qu'il n'y a pas de place dans le coffre. Sans avoir vraiment le choix, je m'installe à l'arrière, sur les quelques centimètres de banquette que me laisse encore ma valise, la tête collée sur le siège du conducteur (confort absolu). Lilas, pendant ce temps, s'installe paisiblement à l'avant. Une fois arrivées devant la Guest House, un joli escalier d'une vingtaine de petites marches nous attend encore. Une fois en haut, le supplice prend fin et le staff nous présente la Guest House qui ressemble vraiment plus à une belle résidence étudiante. Je vous donne son nom : PHIL HOUSE. Notre chambre est lumineuse, spacieuse, avec tout le confort moderne. On est ravies, et plus épuisées qu'on ne l'a jamais été.


C'est à ce moment qu'on réalise qu'on y est. Et en même temps, on ne réalise rien du tout. La Corée qu'on découvre désormais est différente de la première qu'on a connue il y a un an et demi. On voit les choses différemment. Une autre facette de la Corée, de nouveaux paysages. On se sent loin, vraiment loin, et pas tout à fait à l'aise. C'est comme si c'était la première fois qu'on y était. Je comprends maintenant qu'il va nous falloir plusieurs semaines pour nous adapter. Je comprends aussi que même en connaissant très bien la Corée, y vivre et s'y sentir bien, c'est une tout autre chose, et ça prend un certain temps.

A l'autre bout du monde, nos amis évoluent en passant par des stades différents des nôtres. En commençant par des études dans leur propre ville puis, une fois habitués à la fac, prennent un appart' et commencent à s'habituer à l'indépendance. Nous, en partant, on s'était dit que l'indépendance là-bas serait plus facile à prendre que chez nous car pleins de choses à faire, et pas le temps de trop réfléchir. Mais ça s'avère plus difficile que prévu. C'est bien plus brutal, plus soudain. Mais c'est le choix qu'on a fait, et il faut prendre sur soi. On envisage la suite avec le plus d'optimisme possible, et il est certain que l'avenir nous promet beaucoup de choses inattendues. En attendant, on reprend nos marques avec les cafés coréens et ses délicieuses 레몬에이드 (limonades).


Maud


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vendredi 26 octobre 2012

Ça y est, on peut le dire.



Nous sommes aux portes de la Corée (et plus tard dans l'année, du Japon), à seulement 10 jours du grand départ. Je ne saurais trop dire ce qui prend le dessus entre l'excitation et le stress. Ce n'est pas seulement un grand saut en Corée, mais de manière générale un grand saut dans la vie post-lycée. Ça fait des tourbillons dans le ventre. Bien que le fait de devenir indépendant soit quelque chose de super chouette, on se doit de constater qu'on est bien, chez nous, avec ceux qu'on aime. Et l'on s'en rend d'autant plus compte lorsqu'on s'apprête à les quitter pour longtemps. Mais c'est le jeu. Voyager, c'est aussi savoir qu'on a un point de départ, un endroit qui nous attend. Et c'est bien pour ça qu'il ne faut pas hésiter. Du coup, on a commencé à prévoir tout ce qu'on souhaitait faire une fois là-bas! (après, bien évidemment, la paperasse & les tracas administratifs :D)

1. C'est une évidence, retrouver nos amis. Pour certains, cela fait dix mois et pour d'autres près d'un et demi que l'on ne s'est pas vus, alors l'enthousiasme est à son comble! Et ça fait vraiment du bien de se dire que là-bas ils seront là ; et ça fait déjà un bon bout de temps qu'ils attendent qu'on leur rende visite à nouveau. Séoul, lorsque nous y étions - et surtout vers la fin - c'était déjà comme une deuxième maison. On s'y sent bien, en sécurité. On y fait ce que l'on veut, on papillonne et on découvre tout ce qu'on peut. L'expérience du quotidien là-bas, c'est ce qui nous a vraiment fait envie depuis le début de notre projet.


2. Avant toute nouvelle découverte, redécouvrir les coins qu'on a adoré.
A savoir, pour commencer, 광화문 (Gwanghwamun) & 청계천 (Cheonggyecheon) car ! cette année, enfin s'ouvre à nous le « Festival des Lanternes ». Et oui, une parade de lanternes qui traversent la rivière pour laisser les spectateurs admirer pléthore de couleurs et de lumières (*~*) J'ose présager que ça va être splendide. Pour l'information, le Festival aura lieu tous les soirs à la rivière Cheonggye (accessible par les arrêts Euljiro 1-ga, Jonggak et Gwanghwamun) du 5 au 18 Novembre. En voici un petit extrait datant de l'année dernière.


Et pourquoi Gwanghwamun? Et bien pour son fantastique 교보문고 (Gyobo Bookstore)! Une immense librairie, toute dorée vue de l'extérieur. Elle se situe juste à côté de la station de métro Gwanghwamun, et j'y ai trouvé mon bonheur. Il y a tout ce qu'on veut : des livres d'apprentissage du coréen (en anglais, hein, faut pas rêver), tous les tomes d'Harry Potter en coréen (j'ai acheté le 3, mon préféré :D), et j'en passe. Petite particularité sur les bouquins en saga : chaque tome se divise en plusieurs parties. Plus ils sont longs, ben, plus y'a de parties. Je crois que je ne comprends pas bien, mais c'est pas grave, moi j'ai acheté la deuxième partie parce qu'il y a plus d'action, donc de dialogues, et donc, c'est plus facile à comprendre (et je ne vais jamais terminer cette phrase). Mais le sublime de cet endroit ne s'arrête pas là : le grand rayon Papeterie nous avait fait frôler la crise d’hystérie : des stylos, feutres, gommes, carnets, bidules, ... d'une adorabilité quasi-indécente. Mais notre porte-monnaie n'en a pas souffert, car, ça aussi en Corée, ça coûte pas cher (exemple : 1 joli stylo = 700₩ soit environ 49 centimes).
C'est pourquoi, cette année aussi, nous allons 3. dévaliser le rayon papeterie. Certes, dis comme ça, c'est sûr ça fait pas rêver, mais lorsque le temps viendra, on vous donnera une petite idée en photo (vous comprendrez). Car oui, il va bien nous falloir un bon tas de crayons et de cahiers de bébé de cinq ans pour commencer nos cours 3 semaines plus tard.

Enfin, autre belle découverte, un Music Store tout plein de bonne musique. Sur ce point là, les prix sont un poil moins cher mais on peut pas faire de folie non plus. N'empêche qu'une fois arrivées, c'est passage obligé pour 4. Se mettre dans la besace les albums tout neufs d'Epik High10cm mais aussi l'album " ten der " de Casker (캐스커), si vous ne connaissez pas encore un groupe jazzy à la musique exquise dont voici un extrait.


Mais ce n'est pas tout! J'oublie de nommer 인사동 (Insadong) dont nous avons déjà parlé dans un article précédent, et 삼청동 (Samcheongdong), le Marais séoulite, et j'avoue que c'est sûrement l'endroit qui me manque le plus. C'est calme, tranquille, mignon à souhait, pleins de petits cafés originaux et de restaurants à l'allure traditionnelle. Surtout près du Village Hanok. Une petite photo prise par Lilas l'été 2011 pour se faire une petite idée :)


Pour le shopping, j'adore 명동 (Myeongdong) et 동대문 (Dongdaemun). La différence, c'est que les habits sont moins chers à Dongdaemun. Mais ce que je préfère à Myeongdong, c'est l'ambiance la nuit. Il y a beaucoup de monde, les rues sont assez étroites, il y a des néons partout. Le rêve de la métropole asiatique by night. Ce que je veux faire là-bas quand on y sera, c'est 5. se faire une bonne scéance de cinoche dans un CGV. L'avantage là-bas, c'est qu'il y a des Theaters en masse (à savoir des salles de cinéma gigantesques), et que tous les sièges, ben... C'est des gros fauteuils moelleux. Sympa, quand même. Pas la peine de dire que ça a foutu un froid à mes amis coréens de tomber sur des rangées de simples sièges (spartiate, tout de même!).



Vient alors l'un des points les plus essentiels (que je mets à la fin pour amplifier le suspence) : 6. MANGER. Car, mon dieu oui, la cuisine coréenne est merveilleuse. Les viandes frémissantes avec ce délicieux arrière-goût d'huile de sésame, les légumes frais et colorés, les 떡, le kimchi...! Notre drame, c'est qu'on peut pas manger pimenté soit 60% de la bouffe coréenne. Mais! Cela ne fait rien, nous avons toujours accès à des mets fabuleux tels que le 불고기 (Bulgogi), 삼겹살 (Samgyeobsal), 갈비 (Galbi), 김밥 (Kimbab), 보쌈 (Bossam) etc... Et nous allons profiter des nombreux Convinience Stores pour remplir le petit frigo de notre chambre par des centaines de limonades coréennes (le goût est bien différent), de 달끼맛 우유, 바나나맛 우유.. (des petites briques en carton de lait aux fruits).

Et puis pour finir, le plus important, ce pourquoi on part et ce pourquoi on partirait n'importe où.




7. Découvrir tout ce qu'il y a à découvrir.
Avec une simple règle d'or : Ne jamais s'ennuyer. (si possible, j'espère).


Bref, on est prêtes à partir.


Maud


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