Petites péripéties d'un séjour en Asie de l'Est
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles

lundi 2 septembre 2013

Retour à la vie française



L'automne est bientôt de retour.  

Il y a un an, Lilas et moi nous préparions doucement à notre départ de Corée, pleines d'impatience et d'excitation. Avec des valises pleines à craquer, nous sommes revenues en France le cœur léger. Si la semaine qui a précédé notre départ a été longue en adieux et en rangements en tout genre, les deux derniers jours sont passés comme une flèche. La veille de notre départ, nous avons revu l'un de nos meilleurs amis. Après un petit italien, deux heures au Coffine Gurunaru du coin, nous nous sommes dit "A demain" avant le grand départ où il nous accompagnait (et c'est peu dire, vu l'aide qu'il nous a procuré ;)). Une fois dans le Maeul Bus (마을버스, bus de quartier), nous nous sommes retrouvées seules. Nos visages n'étaient illuminés que par les lumières de la ville, au dehors. Le chauffeur avait laissé sa musique allumée assez fort, comme ça leur arrive souvent.

Daegu sous la neige, Janvier 2013

  Comme lors de ces matins glaciaux de l'hiver où, agrippée fermement aux poignées du plafond, je trouvais réconfort dans les mélodies qui s’échappaient de la radio du chauffeur. C'était souvent de vieilles chansons. Les Beatles ou encore Park Sang Min (박상민). Au dehors, un paysage blanc où la lumière du jour n'avait pas encore émergée. Le sommet des buildings à peine distinguables dans la brume. Le même sentiment m'envahit ce soir du 11 Juillet, alors que la nuit avait envahit ce même ciel. Mais cette fois, c'était la voix suave de Frank Sinatra qui caressa nos oreilles, avec son titre phare "My Way". Mon cœur s'était alors envahit d'une grande émotion, sans la moindre once de tristesse ou de détresse malgré mon départ imminent. Seulement la nostalgie, de ces jours passés ici, et l'affection toute particulière que j'avais développée pour ce paysage urbain qui pourtant ne me ressemble pas. La reconnaissance, aussi, envers mes amis mais aussi envers les gens, n'importe lesquels, avec qui nous avions pu échanger un regard, un sourire. Tout ceux qui m'ont poussés vers l'idée qu'en le voulant un peu, nos idées et nos sentiments n'ont pas de frontières.
Cela me rappelle les paroles de la chanson "Métis" de Gaël Faye : "Quand deux fleuves se rencontrent, ils n'en forment plus qu'un ; Et par fusion nos cultures deviennent indistinctes. Elles s'imbriquent et s'encastrent pour ne former qu'un bloc d'humanité." Le temps passé là-bas n'était pas tant un voyage d'initiation, une expérience, qu'une tranche de ma vie plus intense que les autres. J'étais là-bas comme chez moi.


  Sept semaines plus tard, nous sommes sur le point de commencer une nouvelle aventure, mais cette fois bien plus près de chez nous. Nous sommes inscrites en Licence de Japonais et en DU de Coréen à l'Université Montaigne Bordeaux 3! :) Tout est en place, et notre emménagement est imminent. Jusqu'ici, je n'ai pas beaucoup repensé à toute cette année car il a fallu que je reprenne mes marques. J'ai retrouvé ma famille, mes amis, le bord de mer, mes chats, ma petite maison. Et mon cher quotidien bien français. J'ai réalisé que là-bas, j'étais parfois très angoissée par toutes les responsabilités du quotidien, les changements de logement, l'organisation de tout (il faut dire que je suis facilement stressée!).

  Il y avait aussi cette pression que je m’infligeais pour trouver des activités qui pourraient enrichir mon expérience professionnellement, par peur des jugements que certains accordent aux années à l'étranger en solitaire. Une fois rentrée chez moi, me léchant les babines devant un bon plat, entourée de tout ce qui m'est cher et familier, j'avoue avoir pris du plaisir à relâcher la pression. Ici, le ciel est très bleu, et je me rappelle les mots de mes amis coréens à ce propos. "Le ciel est haut", qu'ils me disaient. Et je ne sais pas si c'est parce que, mon rêve, notre rêve à Lilas et moi est désormais accompli. Oui, c'est peut-être pour ça que le ciel me paraît plus vif. C'est maintenant une autre destination qui s'offre à nous, la suite de l'histoire. Car je le dis avec joie, tout reste à faire!



En complément, cette vidéo de ma création (à regarder en HD), si précieuse à mes yeux car elle peut illustrer tous les articles de ce blog à la fois. C'est un voyage, une partie de notre vie que nous partageons dans cette vidéo. Ces petits instants de rien qui font toute la beauté d'un souvenir. En espérant qu'elle vous plaise! ♥

Maud

♦


* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

mardi 25 juin 2013

Gangneung & Le temps qui reste



16 jours, c'est le temps qui nous reste jusqu'à notre retour en France.
Nous étions parties le 9 Novembre, et cela fera bientôt 8 mois que nous sommes en Corée du Sud.
Le cœur se serre lorsque l'idée du départ vient à l'esprit. Car il a fallu du courage pour partir, du courage pour s'habituer, sentir peu à peu la tendresse s'attacher au quotidien. Et il faudra du courage pour revenir chez soi sans peine. C'est toujours à la fin qu'on réalise l'importance des choses. De ces quelques mois passés loin de tout ce que l'on connaissait, et de la perception des choses qui en sort bouleversée. Le plus dur à affronter reste encore l'attachement aux gens, mais il est encore trop tôt pour que j'y réfléchisse, quand bien même j'en aurais l'envie. Je préfère plutôt ouvrir grand les yeux et prendre conscience avec plaisir de tout le bien que cette année m'a apportée.


  Comme on se l'était promis, avant de partir nous avons concoctés deux nouveaux Vlogs! L'un est sur le même format que "Discovering South Korea : Buam-dong", et tente de vous présenter au mieux une autre partie de Seoul, Apgujeong (압구정)! Le premier vlog avait été un supplice à sous-titrer en français (il faut créer sa propre feuille de sous-titres), donc mille excuses celui-ci est seulement en anglais, mais une petite partir est consacrée au français. J'aurais encore tellement d'endroits à présenter, et si je vivais au long-terme à Seoul, je vous promets que c'est ce que je ferais! Malheureusement, ce n'est pas encore d'actualité.

  Et puis, soudainement m'est venue l'envie d'écrire un texte en coréen sur ce pourquoi j'étais venue vivre en Corée du Sud. Lilas partage globalement les mêmes raisons que moi à ce sujet. Enfin, voilà, je me suis dit "Pourquoi pas un Vlog en coréen?". Beaucoup d'autres l'ont déjà sur Youtube, et comme j'adore balbutier en coréen, je n'ai point hésité. Voici donc "La raison pour laquelle je suis venue vivre en Corée du Sud" ('한국에서 사려고 온 이유').




  Rien n'est encore terminé, nous comptons bien profiter du temps qui nous reste autant que nous le pouvons. Si le temps est propice, nous ferons une petite virée sur l'île de Jeju. Déjà la semaine dernière, nous sommes rendues avec un ami sur la côte Est, à Gangneung. L'endroit était très calme, ce fut un peu le parcours du combattant pour trouver des choses à faire, mais au final la mer était bien assez : Claire, azur, tranquille. De quoi me rappeler ma jolie Bretagne. Tout près de la plage, le Lac Gyeongpo s'étendait sans fin. Nous l'avons longé pour rejoindre le Pavillon du même nom, surplombant l'eau. Le bois était lisse et froid sous nos pieds, la lumière entrant tranquillement, juste pour nous apaiser du soleil écrasant au dehors. J'aurais pu y rester des heures, allongée sur le sol à contempler les peintures du plafond. C'est de loin l'endroit que j'ai préféré là-bas avec l'endroit où nous avons dormi, "Seongyojang" (선교장). Un hôtel? Une guest house? Que nenni! Un grand ensemble d'anciennes maisons de nobles datant de l'époque Joseon, restaurées de l'intérieur pour accueillir les visiteurs. Le lieu est tellement joli qu'il a servi de lieu de tournage à "Goong" et à différents dramas historiques. Nous avons terminé notre journée par un détour à la plage Jeongdongjin, connue pour son sublime lever de soleil le premier de l'An. Un petit tour dans les rochers, le temps d'écouter le bruit des vagues et de respirer l'air de la mer, et nous étions de retour à Seoul. Pour quelques temps encore.




Maud

♦


* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

jeudi 30 mai 2013

Une semaine de Home Stay à Takamatsu (高松市)



De retour sur notre long périple au Japon :)

C'est après avoir quitté Kyôto que nous avons rejoint en train la ville de Takamatsu. Pour ce faire, nous avons traversé le grand pont qui sépare l'île de Honshu de celle de Shikoku, plus au sud. C'est là-bas que nous avons passé la première semaine du mois d'Avril.
Il était important pour nous d'en parler ici, car ce fut sans aucun doute l'une des semaines les plus spéciales que nous ayons passé depuis notre départ de France. Cette particularité se tient au fait que cette semaine, nous l'avons passé dans une famille japonaise. Cette opportunité nous a été donnée par la mairie de notre ville, jumelle à la ville de Takamatsu. Après avoir nous-mêmes accueillie une étudiante japonaise, Ayaka (devenue une très bonne amie en Août dernier) la ville nous a donné en signe de reconnaissance la possibilité d'être hébergée dans une famille d'accueil à Takamatsu durant notre voyage au Japon. Une chance que nous n'aurions laissée passer sous aucun prétexte!


Notre famille était composée d'un jeune couple, Yoko & Masa, et de leurs deux petits garçons, Kyle & Sail. Yoko étant professeur d'anglais, nos lacunes en japonais n'ont pas été un problème si ce n'est une honte lorsque les petits nous assaillaient de questions auxquelles je ne savais pas bien répondre. Cela n'a pourtant pas fait barrière au lien étroit qui s'est créé entre nous tous, presque instantanément. Dès notre arrivée à la gare, nous sommes partis faire des courses pour acheter de quoi manger... Sous les cerisiers! Si à Kyôto ceux-ci commençaient tout juste à fleurir, ceux de Takamatsu étaient tout en beauté et en couleurs. Notre premier Hanami (花見), donc, pour de vrai.



Les journées s'écoulaient comme ça, dans notre famille : un petit déjeuner en vitesse, et puis l'on se concertait rapidement sur le programme de la journée. Mais cela n'avait que peu d'importance, car en réalité les moments les plus simples étaient ceux qui nous rapprochaient le plus. Jouer avec les garçons, leur tenir la main, chanter dans la voiture...
Nous discutions sans cesse avec Yoko de tous les sujets possibles, pendant que Masa et Shûta (le charmant cousin des petits) nous écoutaient dans un silence religieux. Ces petits instants fragiles et précieux que l'on partage d'habitude avec ses proches, sa famille, nous les partagions avec eux comme si nous nous connaissions depuis toujours. Même sans toujours se comprendre, nous riions beaucoup, chantions, jouions dès que nous en avions l'occasion. A la tombée de la nuit, le grand lac près de la maison reflétait les couleurs bleutées du ciel, l'horizon sans rien pour l’encombrer.




Dans le centre de la ville, nous avons pu visiter le Parc Ritsurin (栗林公園). On m'en avait dit beaucoup de bien mais je n'en attendais pas tant. Du genre "le rêve nippon", les estampes, tout le tralala, mais en vrai. Les pins, de mille variétés, un grand lac bleu-vert, une petite plage avec patio traditionnel, un pont rouge et une jolie grue pour se poser au milieu de tout ça. Que dire.
Le jour suivant nous avons retrouvé Ayaka et Takahiro, nos amis depuis notre rencontre à Tours l'été dernier. Nous nous sommes promenés autour du port de la ville. Au fond d'un vieux hangar, un petit café original, des boutiques de design et quelques friperies. Une fois dans la voiture, un petit coup d’œil vers la mer en écoutant ensemble "Therru no Uta".




Les jours passaient trop vite. Les petits étaient déjà devenus nos petits frères, Shûta un fiancé potentiel, Yoko et Masa de réels amis. Mais il fallait bien envisager la fin de ce séjour. Nous avons fait un tour tous ensemble au centre des dauphins de Takamatsu. En plein air, une surface flottante nous emmenait jusqu'aux dauphins. Au bord de l'eau, au soleil, nous pouvions les caresser s'ils se rapprochaient un peu. Revenus sur la terre ferme, nous nous sommes mis à la recherche des Uguisu qui chantaient dans la montagne.


Au matin du dernier jour, nous tentions de garder la bonne humeur, mais les garçons ne pouvaient pas s'empêcher de tirer des mines d'enterrement. On a du s'y mettre à plusieurs pour pouvoir les dérider un peu! Avant de se rendre à la gare des bus, un petit crochet au Pachinko pour prendre un joli Purikura tous ensemble. Et puis, à la gare, Ayaka était venue aussi. Au moment de se dire au revoir, mon cœur me faisait si mal que je ne pouvais pas retenir mes larmes. Les petits pleuraient aussi, ça c'était le pire. Il a fallu garder le sourire, les embrasser tous en leur promettant de revenir l'an prochain. Et puis le bus est parti à toute berzingue, sans que je puisse oublier les derniers mots de Sail : 「またきてね。」

"Vous reviendrez, hein?"


Maud

♦


* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

lundi 13 mai 2013

Japon, première rencontre : Kyôto (京都)



Nous sommes arrivés au Japon un beau jour de Mars, le 28 exactement, en fin d'après-midi. Mes premiers pas au dehors d'un bâtiment fut ceux que je parcourus hors de la gare de Kyôto, pour rejoindre la voix des taxis. La nuit était déjà tombée, et c'est avec un visage tout en lumière et tout en modernité que Kyôto m'est apparue pour la première fois. Les lumières de la gare luisaient sur la carrosserie noire et lisse des taxis japonais, si élégants dans leur look des années 50. Le moteur démarre, et le paysage de nuit défile sous mes yeux. La rive du fleuve Kamo et les restaurants illuminés sur la berge, et puis, la petite maison qui a accueillis.

Au premier matin, je me suis levée de mon futon pour aller jeter un coup d’œil au petit balcon de notre chambre. Le vent soufflait paisiblement sur les petites maisons de notre quartier. J'entendais des enfants jouer dans la rue adjacente, un chien aboyer au loin, un uguisu chanter. Dans le lointain, et tout autour, la montagne verdoyante. Ses arbres touffus que le vent fait danser. Ce paysage, c'est celui que j'avais attendu de voir depuis si longtemps.



Cette semaine à Kyôto fut mémorable pour ses découvertes. Culinaires, d'abord : nous avons pu goûter aux mets de l'île d'Okinawa, au Sukiyaki qui me manque déjà terriblement, et puis bien sûr les sushi et autres sashimi que nous avons dégusté en grand nombre. Et puis, il y a le centre de la ville, ses nombreuses galeries marchandes mais surtout ses petites rues où l'on se faufile pour découvrir une rivière, un temple shinto, ou encore une suite de petits restaurants. Le Japon est un pays où il est bon de se perdre. C'est ainsi que l'on peut découvrir son charme réel, celui que les mots ne peuvent que brièvement exprimer.
J'avais pourtant vu une centaine de reportages, des dizaines d'articles qui vantaient avec passion la singularité de ce pays, la splendeur de ses paysages, la magnificence de ses temples. Mais le voir est une tout autre chose.






"Renversant de beauté". C'est ce que j'ai répondu aux gens qui me demandaient à quoi ça ressemblait, la province japonaise. Nous avons passé une journée à Nara, ancienne capitale du Japon, et plus particulièrement au grand parc du Todaï-ji, connu pour son Grand Bouddha et les nombreux cerfs shika qui s'y promènent en liberté. Le Todaï-ji, donc, est un immense temple bouddhiste dont la construction débuta en l'an 752. Il est divisé en plusieurs "salles", donc le Nigatsu-dô ou encore la Salle du Grand Bouddha, qui comme son nom l'indique, abrite un Daibutsu-den dont la taille atteint presque quinze mètres.





Que ce soit à Nara ou à Kyôto, j'avais toujours ce sentiment délicieux que peu importe où je posais les yeux, j'aurais pu en faire une peinture. Ce que pour les habitants peut paraître d'une banalité sans nom, était pour ma famille et moi un régal pour les yeux et pour le cœur. Pourrais-je expliquer la fascination que ce pays suscite par l'exotisme qu'il renvoie, ou par quelque chose de plus subtil? Je ne saurais trop dire, si ce n'est que la magie opère.

Avant de me rendre au Japon, je craignais d'être déçue. Je ne pouvais que constater l'émerveillement de ceux qui s'y étaient rendus, mais mes attentes étaient si grandes que je redoutais mes premières impressions une fois là-bas. Mais il m'a suffit de quelques heures pour juger par moi-même, et pouvoir confirmer tout qui m'avait été dit sur le Japon : Sa beauté est sans équivoque.




Maud

♦


* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

dimanche 21 avril 2013

Le Temple et le Jardin Secret



Cela était déjà la deuxième fois que nous venions à Changdeokgung (창덕궁), mais l'émerveillement était le même. La seule différence étant l'absence des belles feuilles vertes que nous réserve l'été (et sa chaleur insupportable, mais c'est un détail :D). Cela dit la pâleur de l'hiver était tout aussi charmante! "Digne d'une estampe", c'est ce que j'ai pensé en découvrant son Jardin Secret, Biweon (비원) en coréen. Notre amie coréenne Solmi nous a emmenées avec elle dans une visite guidée avec un groupe d'une vingtaine d'autres personnes. Note, si vous souhaitez visiter le Jardin Secret, il faut savoir qu'il est fermé au public à partir de 16H. C'est un endroit vaste d'une grande beauté que je conseille à quiconque ait l'occasion de visiter Seoul.



La première construction du Palais Changdeok eut lieu au 15ème sciècle, et le Jardin Secret fut construit lors du règne du Roi Taejong. Parmi les bâtiments que constituent le Jardin, on peut compter une bibliothèque, les bureaux du Roi, les locaux de la Noblesse (très sobres d'ailleurs, sûrement pour mettre en avant la suprématie du roi) mais aussi un bon nombre de points de contemplation. Par exemple, un petit lac creusé dans la forme de la péninsule coréenne. L'air était doux et chaud pour la première fois, même si les jours qui suivirent furent à nouveau frais et pluvieux. Je ne sais pas ce qu'il en est maintenant, mais j'ai entendu que les cerisiers fleurissent à Séoul :)

Bâtiment qui semble être l'un des plus anciens

Que dire sur Chandeokgung et sur son Jardin Secret? Et bien qu'il est au moins aussi superbe que son grand frère Gyeonbokgung! N'hésitez pas donc, à y venir et à y retourner, ça en vaut le détour (*-*).

La même semaine, nous avons découvert avec merveille Jogyesa (조계사), un temple bouddhiste au milieu de la ville, non loin de Insadong. Son entrée dorée et colorée est saisissante de beauté, surtout si vous vous y rendez vers 17h ou 18h. Le soleil offre alors une super lumière. C'est un endroit relativement petit, cela dit, les bâtiments en construction et la ville moderne qui s'étend autour de lui semble gagner du terrain. Mais son élégance et sa majesté semble résister à cet envahissement. Ses arbres, âgés de 500 ans, ajoute à cette atmosphère millénaire, éternelle, et surtout très spirituelle de l'endroit. Avec notre amie, nous n'osions faire trop de bruit malgré notre excitation, de peur de gêner les personnes venues prier silencieusement.





Il faut le voir pour le croire, mais la magie de ce lieu est indescriptible. Quelque part, malgré ça, j'ai senti une pointe de tristesse en étant là-bas. La profondeur dans l'expression des gens venus prier, la grâce des arbres et des ornements du temple, cette espèce d'aura qui flottait au-dessus de nos têtes. C'était tellement différent de tout ce dont on a l'habitude de voir à Seoul. Les néons, la musique qui vous explose les tympans, les filles en micro-jupe léopard, les gens pressés, stressés. Je regardais cet endroit, et songeait à la métamorphose de la Corée. Si les jeunes avaient conscience des choses profondes et essentielles, malgré l'uniformisation des pensées et l'obsession du travail et de la réussite. En tournant le regard, j'ai aperçu une femme, le front posé contre un des arbres centenaires du temple.



Cet après-midi fut donc fort en émotions et en réflexions pour Lilas, notre amie et moi. Je voudrais que quiconque passe par cet endroit puisse ressentir les mêmes choses que j'ai pu ressentir.
Passez une bonne journée, et prenez soin de vous :)


♦



À suivre...
Notre départ au Japon !
(et toutes les aventures qui suivent) 
行きましょう! ─=≡Σ((( つ•̀ω•́)つ

Maud



♦



* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

dimanche 25 novembre 2012

Notre premier VLOG ヾ(@°▽°@)ノ





Enfin, la première vidéo de notre Vlog est uploadée :)
Nous l'avons consacrée à un quartier que nous venons à peine de découvrir, Buamdong (부암동).
N'hésitez pas à regarder la vidéo sur Youtube,
elle est dispo en Full HD avec sous-titres en français en sus (^ - ^)
On vous laisse découvrir, en espérant que ça vous plaise !!!



♦

* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

vendredi 9 novembre 2012

The Beginning



Nous sommes enfin en Corée du Sud! Censées partir le 6 Novembre, quatre délicieuses heures coincées sur le périph' parisien nous ont empêché d'attraper notre avion, à notre plus grand ravissement. Une fois le vol modifié, nous étions prêtes le Jeudi qui suivit. Direction SEOUL INCHEON et plus de dix heures d'avion à la clé. C'était long, très long, mais nous y sommes parvenues. Le plus bel instant de notre voyage : Le lever de soleil au-dessus de Pékin et le petit matin sur la Corée.


Partir n'était pas facile, mais se retrouver là-bas et savoir y être pour longtemps l'a été encore moins. Arrivées à l'aéroport, nous avons loué un téléphone chez LG en attendant de recevoir nos Alien Card (équivalent de la carte de résident étranger) et de pouvoir prendre un forfait local. 
Alors que nous pensions à un moyen de parvenir à notre Guest House, six ou sept 아저씨 (Ajeosshi  : hommes d'âge mur) nous ont harcelées tour à tour pour nous convaincre de prendre leurs taxis, un petit sourire séducteur aux lèvres (charmant). Le malaise s'installe et on s'empresse de sortir pour attendre notre Limousine Bus ; Les Limousine Bus ce sont des cars qui sillonnent Seoul pour déposer les gens qui viennent d'Incheon. C'est pas cher du tout et bien pratique! ; La fraîcheur est bien là à l’extérieur, et on se félicite de s'être bien couvertes. Les chauffeurs nous aident gentiment, et c'est parti pour 40 bonnes minutes de trajet. Je n'ai pas de photos de ce moment-là,  puisqu'au bord de l'évanouissement, mais nous avions une très jolie vue sur Seoul, sur les arbres d'automne aux couleurs vives et sur le bras de mer qui sépare Incheon de Seoul. Une fois descendues du bus, nous pensions notre calvers terminé. Que neni ! Les bras en sang, on tente vainement de tirer nos valises vers le métro pour pouvoir parvenir à notre logement. Mais une gentille dame nous arrête et nous demande où est-ce que nous souhaitons nous rendre.


Je lui explique, et elle s'empresse de nous convaincre que nous devons prendre un taxi plutôt que le métro. Sans attendre, elle se jette sur la voie et arrête un taxi avant de balancer nos valises à l'arrière d'une main (ou presque). Elle nous fait comprendre qu'il n'y a pas de place dans le coffre. Sans avoir vraiment le choix, je m'installe à l'arrière, sur les quelques centimètres de banquette que me laisse encore ma valise, la tête collée sur le siège du conducteur (confort absolu). Lilas, pendant ce temps, s'installe paisiblement à l'avant. Une fois arrivées devant la Guest House, un joli escalier d'une vingtaine de petites marches nous attend encore. Une fois en haut, le supplice prend fin et le staff nous présente la Guest House qui ressemble vraiment plus à une belle résidence étudiante. Je vous donne son nom : PHIL HOUSE. Notre chambre est lumineuse, spacieuse, avec tout le confort moderne. On est ravies, et plus épuisées qu'on ne l'a jamais été.


C'est à ce moment qu'on réalise qu'on y est. Et en même temps, on ne réalise rien du tout. La Corée qu'on découvre désormais est différente de la première qu'on a connue il y a un an et demi. On voit les choses différemment. Une autre facette de la Corée, de nouveaux paysages. On se sent loin, vraiment loin, et pas tout à fait à l'aise. C'est comme si c'était la première fois qu'on y était. Je comprends maintenant qu'il va nous falloir plusieurs semaines pour nous adapter. Je comprends aussi que même en connaissant très bien la Corée, y vivre et s'y sentir bien, c'est une tout autre chose, et ça prend un certain temps.

A l'autre bout du monde, nos amis évoluent en passant par des stades différents des nôtres. En commençant par des études dans leur propre ville puis, une fois habitués à la fac, prennent un appart' et commencent à s'habituer à l'indépendance. Nous, en partant, on s'était dit que l'indépendance là-bas serait plus facile à prendre que chez nous car pleins de choses à faire, et pas le temps de trop réfléchir. Mais ça s'avère plus difficile que prévu. C'est bien plus brutal, plus soudain. Mais c'est le choix qu'on a fait, et il faut prendre sur soi. On envisage la suite avec le plus d'optimisme possible, et il est certain que l'avenir nous promet beaucoup de choses inattendues. En attendant, on reprend nos marques avec les cafés coréens et ses délicieuses 레몬에이드 (limonades).


Maud

♦

* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

vendredi 26 octobre 2012

Ça y est, on peut le dire.



Nous sommes aux portes de la Corée (et plus tard dans l'année, du Japon), à seulement 10 jours du grand départ. Je ne saurais trop dire ce qui prend le dessus entre l'excitation et le stress. Ce n'est pas seulement un grand saut en Corée, mais de manière générale un grand saut dans la vie post-lycée. Ça fait des tourbillons dans le ventre. Bien que le fait de devenir indépendant soit quelque chose de super chouette, on se doit de constater qu'on est bien, chez nous, avec ceux qu'on aime. Et l'on s'en rend d'autant plus compte lorsqu'on s'apprête à les quitter pour longtemps. Mais c'est le jeu. Voyager, c'est aussi savoir qu'on a un point de départ, un endroit qui nous attend. Et c'est bien pour ça qu'il ne faut pas hésiter. Du coup, on a commencé à prévoir tout ce qu'on souhaitait faire une fois là-bas! (après, bien évidemment, la paperasse & les tracas administratifs :D)

1. C'est une évidence, retrouver nos amis. Pour certains, cela fait dix mois et pour d'autres près d'un et demi que l'on ne s'est pas vus, alors l'enthousiasme est à son comble! Et ça fait vraiment du bien de se dire que là-bas ils seront là ; et ça fait déjà un bon bout de temps qu'ils attendent qu'on leur rende visite à nouveau. Séoul, lorsque nous y étions - et surtout vers la fin - c'était déjà comme une deuxième maison. On s'y sent bien, en sécurité. On y fait ce que l'on veut, on papillonne et on découvre tout ce qu'on peut. L'expérience du quotidien là-bas, c'est ce qui nous a vraiment fait envie depuis le début de notre projet.


2. Avant toute nouvelle découverte, redécouvrir les coins qu'on a adoré.
A savoir, pour commencer, 광화문 (Gwanghwamun) & 청계천 (Cheonggyecheon) car ! cette année, enfin s'ouvre à nous le « Festival des Lanternes ». Et oui, une parade de lanternes qui traversent la rivière pour laisser les spectateurs admirer pléthore de couleurs et de lumières (*~*) J'ose présager que ça va être splendide. Pour l'information, le Festival aura lieu tous les soirs à la rivière Cheonggye (accessible par les arrêts Euljiro 1-ga, Jonggak et Gwanghwamun) du 5 au 18 Novembre. En voici un petit extrait datant de l'année dernière.


Et pourquoi Gwanghwamun? Et bien pour son fantastique 교보문고 (Gyobo Bookstore)! Une immense librairie, toute dorée vue de l'extérieur. Elle se situe juste à côté de la station de métro Gwanghwamun, et j'y ai trouvé mon bonheur. Il y a tout ce qu'on veut : des livres d'apprentissage du coréen (en anglais, hein, faut pas rêver), tous les tomes d'Harry Potter en coréen (j'ai acheté le 3, mon préféré :D), et j'en passe. Petite particularité sur les bouquins en saga : chaque tome se divise en plusieurs parties. Plus ils sont longs, ben, plus y'a de parties. Je crois que je ne comprends pas bien, mais c'est pas grave, moi j'ai acheté la deuxième partie parce qu'il y a plus d'action, donc de dialogues, et donc, c'est plus facile à comprendre (et je ne vais jamais terminer cette phrase). Mais le sublime de cet endroit ne s'arrête pas là : le grand rayon Papeterie nous avait fait frôler la crise d’hystérie : des stylos, feutres, gommes, carnets, bidules, ... d'une adorabilité quasi-indécente. Mais notre porte-monnaie n'en a pas souffert, car, ça aussi en Corée, ça coûte pas cher (exemple : 1 joli stylo = 700₩ soit environ 49 centimes).
C'est pourquoi, cette année aussi, nous allons 3. dévaliser le rayon papeterie. Certes, dis comme ça, c'est sûr ça fait pas rêver, mais lorsque le temps viendra, on vous donnera une petite idée en photo (vous comprendrez). Car oui, il va bien nous falloir un bon tas de crayons et de cahiers de bébé de cinq ans pour commencer nos cours 3 semaines plus tard.

Enfin, autre belle découverte, un Music Store tout plein de bonne musique. Sur ce point là, les prix sont un poil moins cher mais on peut pas faire de folie non plus. N'empêche qu'une fois arrivées, c'est passage obligé pour 4. Se mettre dans la besace les albums tout neufs d'Epik High, 10cm mais aussi l'album " ten der " de Casker (캐스커), si vous ne connaissez pas encore un groupe jazzy à la musique exquise dont voici un extrait.


Mais ce n'est pas tout! J'oublie de nommer 인사동 (Insadong) dont nous avons déjà parlé dans un article précédent, et 삼청동 (Samcheongdong), le Marais séoulite, et j'avoue que c'est sûrement l'endroit qui me manque le plus. C'est calme, tranquille, mignon à souhait, pleins de petits cafés originaux et de restaurants à l'allure traditionnelle. Surtout près du Village Hanok. Une petite photo prise par Lilas l'été 2011 pour se faire une petite idée :)


Pour le shopping, j'adore 명동 (Myeongdong) et 동대문 (Dongdaemun). La différence, c'est que les habits sont moins chers à Dongdaemun. Mais ce que je préfère à Myeongdong, c'est l'ambiance la nuit. Il y a beaucoup de monde, les rues sont assez étroites, il y a des néons partout. Le rêve de la métropole asiatique by night. Ce que je veux faire là-bas quand on y sera, c'est 5. se faire une bonne scéance de cinoche dans un CGV. L'avantage là-bas, c'est qu'il y a des Theaters en masse (à savoir des salles de cinéma gigantesques), et que tous les sièges, ben... C'est des gros fauteuils moelleux. Sympa, quand même. Pas la peine de dire que ça a foutu un froid à mes amis coréens de tomber sur des rangées de simples sièges (spartiate, tout de même!).



Vient alors l'un des points les plus essentiels (que je mets à la fin pour amplifier le suspence) : 6. MANGER. Car, mon dieu oui, la cuisine coréenne est merveilleuse. Les viandes frémissantes avec ce délicieux arrière-goût d'huile de sésame, les légumes frais et colorés, les 떡, le kimchi...! Notre drame, c'est qu'on peut pas manger pimenté soit 60% de la bouffe coréenne. Mais! Cela ne fait rien, nous avons toujours accès à des mets fabuleux tels que le 불고기 (Bulgogi), 삼겹살 (Samgyeobsal), 갈비 (Galbi), 김밥 (Kimbab), 보쌈 (Bossam) etc... Et nous allons profiter des nombreux Convinience Stores pour remplir le petit frigo de notre chambre par des centaines de limonades coréennes (le goût est bien différent), de 달끼맛 우유, 바나나맛 우유.. (des petites briques en carton de lait aux fruits).

Et puis pour finir, le plus important, ce pourquoi on part et ce pourquoi on partirait n'importe où.




7. Découvrir tout ce qu'il y a à découvrir.
Avec une simple règle d'or : Ne jamais s'ennuyer. (si possible, j'espère).


Bref, on est prêtes à partir.


Maud

♦

* N'hésitez pas à mettre ou à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

vendredi 5 octobre 2012

Un monde meilleur


Hi guys !(っ・∀・)っ

Ces derniers temps, l'attente se fait longue jusqu'à notre départ. Mais je dois avouer que malgré l'engouement que nous portons à cette date, et l'excitation qui vient évidemment avec, il y a aussi une certaine angoisse. C'est vrai, nous n'allons rester que moins d'un an là-bas, et pourtant c'est comme s'il fallait espérer le meilleur et s'attendre au pire. Bon, il faut tout de même que j'explique les circonstances de ce sentiment étrange.


Cela fait maintenant quelques mois que nos amis coréens ne sont plus à Tours, ce qui serait pourtant un bon réconfort dans cette période d'attente. "Mais Skype ça existe! :D" me direz-vous, sauf que depuis la rentrée coréenne, nos amis sont passés en mode "sous-marin" comme le disent si bien Fred et Jérémie de Trololo en Corée (lien dans la barre à droite). Sans parler de ceux qui travaillent, et qui, malgré leurs efforts admirables, galèrent quand même pour trouver le temps d'une longue conversation ㅠ_ㅠ
Du coup, j'essaye de passer le temps en lisant tous les bons blogs & vlogs d'expats que je connais, et puis je rends visite aux quelques coréens que j'apprécie, encore présents dans ma ville. Je voulais avoir des nouvelles, et par la même occasion, m'entraîner à la conversation coréenne. Il y eu de bons moments, bien sûr, mais au détour d'une conversation, ma gorge s'est tout de même nouée. J'explique : j'ai gardé pendant plusieurs jours le petit garçon d'une maman coréenne. Lorsqu'elle rentrait du travail, chaque jour, nous discutions un peu. Elle m'avoue qu'elle est de droite, mais elle semble ouverte d'esprit et nos conversations sont intéressantes. Jusqu'au moment où elle aborde le sujet de la mixité ethnique.

Une de ses proches amies, de 20 ans sa cadette, sort en effet avec un français depuis un an et ne l'a toujours pas confié à ses parents. Elle enchaîne en me confiant que son fils lui a déclaré qu'il souhaitait se marier avec une française plus tard. Elle rit alors nerveusement et me dit qu'elle l'a un peu mal pris, dans la mesure où cela "souillerait le sang pur de la race coréenne". Je n'ai pas hésité à lui dire qu'en Europe, ce genre de pensées nous rappelait de très mauvais souvenirs. Elle a été très compréhensive, et nous avons continué à blablater autour de la société française. Elle m'a également confié qu'elle avait été très surprise de voir tellement de mixité ethnique en France lorsqu'elle est arrivée. Elle qui s'attendait à une foule à la peau exclusivement pâle, à des Sylvie! des Pierre! J'ai eu du mal à retenir une mine effondrée, et j'ai dû lui raconter notre histoire, comment les choses avaient changées. Les mentalités, aussi. Ça aussi elle comprenait, elle écoutait, malgré le fait qu'en Corée la mixité ethnique reste une bête curieuse pour beaucoup de gens. Et puis, cette phrase revenait, comme toujours : "On a besoin de temps".

Séoul, 1930

Cette phrase revient également à chaque fois que l'on aborde le sujet de l'éducation en Corée et de certains petits qui n'ont plus d'enfance. Des suicides en masse, la Corée du Sud étant le pays de l'OCDE se ramassant le taux de suicide le plus haut. De la rancœur, parfois hargneuse, que gardent beaucoup de coréens envers le Japon, etc. En écoutant tout cela, je me remémore tout ce que j'ai appris minutieusement au sujet de l'histoire moderne de la Corée. Je me rappelle les 35 ans de colonisation par la Japon, la Corée dévastée de 1953, la dernière dictature s'étant achevée en 1996, mais également toutes les choses que j'ignore certainement. Désormais, ce genre de sujets ne suscite plus tellement de surprise chez moi, si ce n'est une gêne que je ne peux pas contrôler.
Un autre sujet qui revient souvent est celui du travail et de la vie de famille qui font rarement bon ménage. Une fois, ça m'a donné l'idée de leur parler du genre d'idéaux qu'on peut avoir en France. Je leur décris quelques publicités à la télé. Vous savez, par exemple, ces familles harmonieuses qui se réunissent joyeusement autour d'une table pour profiter d'un bon repas (et pour au passage vanter les mérites d'un bon lait ou de bonnes biscottes! :D). Les jeunes coréennes à qui j'en parlais se sont mises à soupirer d'un air rêveur en me disant que leur idéal, c'était ça. Le bonheur, quoi. Pas nécessairement la réussite. Mais j'ai l'impression qu'en Corée, la question n'a pas tout simplement pas le temps de se poser. Avec des amis ou juste des connaissances, nous avons pu passer des heures à débattre profondément sur nos deux pays.

Les années passent depuis que mon engouement pour la Corée est né, et je ne cesse de cumuler les témoignages dans ma tête, les avis qui divergent souvent beaucoup. Cela fait turbiner mon cerveau parfois si fort que je me dis qu'une fois en Corée, il faudra que je sache faire la barrière entre la journaliste d'investigation que je ne suis pas et la jeune étudiante naïve que je devrais être. Il ne s'agit pas de fermer les yeux sur ce qui me déplaît, mais simplement de les ouvrir lorsque cela est nécessaire. Nécessaire pour que je revienne avec une idée plus claire de ce qu'est ce pays. La Corée du Sud.

Maud

♦

* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

samedi 25 août 2012

Dramavore


Bonjour à tous! 

Et voilà notre bel été 2012, dans quelques jours déjà achevé!
Pour moi, il aura été riche en émotions, bonnes comme mauvaises, avec les joies (ou pas) des boulots d'été!
Nous avons la chance actuellement avec Maud d’accueillir une jeune (et adorable) japonaise chez nous, et ça nous fait vraiment du bien de pouvoir exercer notre japonais. Au cours de notre parcours de polyglotte il a été assez difficile jusqu'à présent de faire le contact avec des étudiants japonais, tandis que les coréens ont toujours été plus entreprenants. Alors je suis heureuse de pouvoir partager de si bons moments avec elle. J'ai tendance à plus me focaliser sur la Corée ces derniers temps, mais en réalité je porte autant d’intérêt pour elle que pour le Japon.

En dehors de ça, cet été aura surtout été l'occasion d'ingurgiter, comme à mon habitude lors de vacances scolaires, des dramas à la pelle! Et à dire vrai, la saison 2012 (bien que pas encore achevé) aura été plus que fructueuse!

A l'aube de l'été nous avons eu droit au très bon Rooftop Prince, à King 2 Hearts. Puis à Ghost, que j'ai vraiment adoré malgré son manque de popularité du au fait qu'il s'adresse plutôt aux personnes qui apprécient les thrillers coréens, et non pas les dramas uniquement basé sur une histoire à l'eau de rose. Egalement Bridal Mask, que j'apprécie beaucoup malgré son côté un peu grotesque parfois et surtout l'aspect patriotique (le drama se passe lors de la colonisation japonaise) qui s'est bizarrement alourdi lors du conflit diplomatique Dokdo-Takeshima :D

Et plus récemment j'ai fait la découverte d'un sageuk et fantastique avec deux de mes acteurs préférés: Shin Min Ah et Lee Jun Ki. Nom: Arang and the Magistrate, issu d'une vieille légende folklorique. Jusqu'à présent l'histoire est très bien ficelé, et malgré des effets spéciaux dignes d'un vieux film historique chinois, j'accroche vraiment! C'est pourquoi je vous fait cadeau de cette MV faite par mes soins avec l'une des plus belles chansons coréennes que je connaisse: Ya Sang Gok de Park Ji Young. Donc si vous ne connaissez ni l'un ni l'autre, je vous conseille fortement de regarder!^^



A présent, il nous reste encore deux longs mois d'attente où je pourrais me réjouir de voir mes amis galérer à la fac pendant que je me ferais des grasses mat' à longueur de semaine :D Plus sérieusement j'aurais, comme vous pouvez l'imaginer, des tas de choses à faire et à préparer, mais je prendrais plaisir à venir écrire un petit article ici de temps en temps!

Oh, j'oubliais : Si le coeur vous en dit, je vous conseille vivement le retour des bons dramas japonais high quality, j'ai nommé Rich Man Poor Woman (リッチマン、プアウーマン), un drama excellent qui vient tout juste de se terminer. Il met en scène Oguri Shun (toujours aussi irrésistible et talentueux, bien évidemment), qui interprète Hyuga Toru, impétueux directeur précoce d'une énorme boîte développant de nouvelles technologies. Mais également l'adorable Ishihara Satomi (que nous ne connaissions pas auparavant et qui se révèle être une excellente actrice) qui interprète Makoto Natsui, une jeune sur-diplômée reflétant le cliché des jeunes japonais tout ce qu'il y a de plus qualifiés et tout ce qu'il y a plus désespérés dans la quête d'un emploi...



Elle est donc prête à tout, et c'est ainsi que leurs chemins se croisent. Je ne vous en dit pas plus, mais je vous assure qu'il vaut le détour : c'est de loin le meilleur drama japonais de l'année (et l'un des meilleurs dramas tout court)! Il est plein de justesse, de sensibilité, il n'y a aucun pathos, l'histoire nous surprend, nous émeut, ne perd jamais son rythme, et... Nous fait du bien, tout simplement :) Tout ce petit mélange sur une OST dynamique : HIKARI E, de Miwa. A voir!

またね (^~^)

Lilas

♦

* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *


dimanche 10 juin 2012

L'échéance se rapproche !





Bonjour tout le monde!

Ca fait déjà un (trop) long moment que je n'ai pas pris le temps d'écrire ici. C'est en vérité assez difficile de puiser de l'inspiration pour parler de l'Asie dans un environnement pûrement européen, surtout quand, au vu de l'échéance qui se rapproche je ressens un fort besoin de profiter des derniers instants qu'il me reste en France avant le grand départ! Et puis, de manière moins poétique, j'ai un examen légèrement (huhu) important à passer! Pourtant c'était difficile de me concentrer, entre Game of Thrones, Rooftop Prince et autres fictions passionnantes qui me détournent de mes tâches primordiales.
En dehors de mes révisions assidues, on a quand même pu trouver le temps, Maud et moi, pour organiser de manière plus réaliste et pragmatique le voyage à venir.
En guise de logement, on s'est finalement définitivement accordées pour une jolie Guest House à Gueuidong dont les chambres font plus office de studios :) Nous aurons la possiblité de rester 7 mois en Corée du Sud, et 1 mois et demi au Japon. En effet, nous partirons à la rencontre de Kyôtô, Ôsaka, Kôbe, et Takamatsu (où nous retrouverons une amie chère) dans un premier temps, avant de passer quelques temps à... Tôkyô! youhou ! ♥ Ce périple débutera normalement à la fin du mois de Mars pour s'achever vers la moitié du mois de Mai. On ne peut pas se permettre plus, car, il faut l'avouer, le Japon niveau logement, c'est le suicide du porte-monnaie! :D (du moins pour les touristes) Sans parler de toutes les choses que nous allons devoir nous empêcher d'acheter sous peine de nous ruiner...!

J'espère pouvoir profiter à fond de ce séjour qui nous réserve sûrement beaucoup de surprises. Pour ce qui est du plan professionnel, nous ne passerons que 2 mois et demi à HUFS, c'est pourquoi nous envisageons du bénévolat à l'Alliance Française, ou tout autre organisation qui pourrait nous permettre de contribuer au partage des cultures et langues. De même au Japon, notre escale à Takamatsu pourrait avoir un but diplomatique, mais cela nous ne vous l'expliquerons que si le projet se confirme! Nous allons donc allier ces différents types de séjour à savoir d'études, de découverte et d'aventure, pour en faire le voyage le plus apte à nous apprendre la vie indépendante, à nous connaitre, et surtout à découvrir plus profondément ces sociétés, si particulières, qui nous ont toujours fascinées.

Quant à Taegeuk Inside, il va servir à présent avant tout de plateforme pour notre Video Blog, mais aussi pour quelques articles annexes comme on les aime! Le Vlog en question s'appelle 'Honey Sky Vlog' et je vous invite à vous abonner à sa chaîne Youtube dès maintenant! Avant le départ, nous nous contenterons de poster quelques MV réalisées par nos soins, en espérant que vous apprécierez :)

http://youtube.com/honeyskyvlog

Je ne me suis pas encore décidée entre des vidéos français sous-titrées anglais ou anglais sous-titré français (ou les deux!)...Sachant que la communauté Youtube est, comme vous vous en doutez sûrement, beaucoup plus anglophone que francophone. Dans tous les cas je serais ravie de vous faire partager ce séjour et les diverses aventures qu'il apportera à travers ces vidéos!

A très bientôt je l'espère, pour un nouvel article! :D


Lilas

♦

* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *

mardi 21 février 2012

Coming back to Asia !



Hello tout le monde!

Aujourd'hui je voulais vous évoquer notre retour en Corée du Sud, autant pour mon petit plaisir que pour donner des idées ou des conseils aux personnes ayant le même désir que nous (^.^)
Notre projet est donc celui de partir début Novembre pour débuter les cours dans l'institut de coréen de l'Université Hankuk of Foreign Studies (HUFS, ou la Wedae pour les intimes). Nous resterons jusqu'à mi Juillet, soit à peu près. C'est un projet complexe à préparer et à financer, et surtout impressionnant pour des personnes qui n'ont vécu que chez Papa-Maman jusqu'à présent. Mais bon, comme j'aime le répéter, la vie peut être longue, mais sûrement pas la jeunesse! Alors il ne reste plus qu'à se lancer à fond et ne jamais reculer. 

Les cours de l'institut se déroulent de 9h à 13h tous les jours sauf le week-end, et il y a des vacances de un mois à chaque fin de semestre, soit tous les trois mois et demi. (pépère!)
Malheureusement, il faut attendre 18 mois pour obtenir un diplôme officiel de l'institut, néanmoins vous pourrez déjà valider des examens à la fin du semestre. 

Mais c'est le logement qui coûte le plus de pesos dans le budget. En effet, comme nous ne passerons qu'un terme de 10 semaines à l'Institut, nous ne pouvons pas rester au dortoir tout le long, bien évidemment, et il est difficile d'obtenir le baye d'un appart' pour moins de 8 mois... That's why nous allons devoir trouver une solution à ceci!

Nous envisageons également très sérieusement un séjour au Japon! :) Ça s'organise petit à petit car ça dépend du budget, mais on ne lâche pas ce projet!

Pour continuer sur la Corée, au niveau du budget nourriture, dépenses personnelles ou même café, pas la peine de se ruiner. Il est en effet possible, par exemple, de se faire un restau par jour sans problèmes! On peut même se permettre un plat excellent pour 8000 won, soit environ 5,50€ @_@

Bref, si vous aussi vous souhaitez aller en Corée pour plus de 3 semaines ou que vous avez déjà vécu au Japon pour un certain moment, let me know! 
On serait aussi ravies de pouvoir vous informer et de répondre à vos questions (^.^)

안뇽~




Lilas

♦

* N'hésitez pas à poster vos questions et réactions en commentaire ( '∇') *